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«Heureux de jouer ensemble»

le 03/03/2018
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Depuis deux mois et demi, le six majeur avignonnais fait des ravages en LBM ! L’entraîneur, José Amet, sait qu’il n’a pas de marge mais il se plaît à diriger cette bande de joueurs solidaires, qui vise désormais le Top 4 pour bien entrer en Play-Offs.

 

- Avignon a effectué une remontée spectaculaire en un peu plus de deux mois pour se retrouver aujourd’hui 4e ex aequo. Qu’est-ce qui a changé dans l’équipe pour en arriver là ?

En fait, c’est assez simple. Depuis que l’on joue avec le six majeur que j’avais en tête en début de saison, les résultats sont là. On est avec ce six au complet depuis le match de Nancy, juste avant Noël (le 16 décembre) et depuis, on a pris 18 points sur 21 ! Avant, il y avait toujours une pièce manquante. Le Camerounais n’était pas là (Sem Dolegombai), on a fait tout le début de saison sans central, puis Gauthier Bonnefoy a été blessé. A partir du moment où on a été au complet, on a fait de bonnes performances. L’équipe aujourd’hui joue bien, elle est en confiance.

 

- Cela ne laisse-t-il pas des regrets, en vous disant que vous auriez peut-être pu viser plus haut si vous aviez été au complet dès le lancement de la saison ?

Non pas vraiment. Je prends assez de recul et j’ai suffisamment d’expérience pour accepter le truc, je le vis depuis tellement d’année. Je n’ai jamais vraiment eu un collectif où je pouvais regarder mon banc de touche et avoir plusieurs solutions. Est-ce que ça aurait fonctionné comme ça sur toute l’année, est-ce qu’on aurait été aussi performant ? Je ne sais pas. Maintenant, il y a les Play-Offs pour montrer ce dont on est capable. On n’a pas de marge, pas de solution de rechange derrière les titulaires. Les gars sont obligés de se débrouiller, d’être solidaires, ils n’ont guère le choix. Mais ça évite les guerres d’égo. Parfois, ce n’est pas plus mal.

 

- C’est finalement moins compliqué de manager un groupe ainsi resserré ?

C’est de toute façon un groupe facile à manager. Ce sont des joueurs de caractère, mais ce sont aussi des joueurs intelligents. Derrière mon six majeur (plus Eliott Treilles, le libéro), je n’ai plus d’option, à part Vincent Lacombe (libéro) et deux jeunes de N3 ! Freddy Saelens est blessé et Hassan Jaldou a arrêté ! Après, je suis pour l’autonomie, la responsabilisation avant tout. Ce sont eux qui jouent et qui sont surtout heureux de jouer ensemble. C’est une bande d’amis. Nous, les coachs, on est juste là pour mettre ça en place. Eux quoi qu’il arrive à la fin de l’année, ils garderont de bons souvenirs de cette saison 2017-2018.

 

- Cette bonne passe actuelle vous rend-elle plus ambitieux pour les Play-Offs justement ?

C’est pour eux surtout que ça compte. Il y a beaucoup de jeunes joueurs, des joueurs qui ont envie de se montrer et qui savent qu’ici à Avignon, ils en ont la possibilité. C’est à eux, les jeunes et les plus anciens, de prouver ce qu’ils valent. C’est la règle et je souhaite comme eux qu’Avignon réussisse. En Play-Offs, il faut que tous les joueurs, individuellement, soient ambitieux, pour avoir le meilleur résultat possible. Si on commence à gagner, tout le monde va dire : « C’est quoi cette équipe à 2 francs, qui vient mettre le bazar dans le truc ? »

 

- Ca vous plaît bien aussi d’envisager être le poil-à-gratter lors des Play-Offs !

Oui, ça me plairait assez. Il y a moyen de faire quelque chose, il faut continuer à travailler et croiser les doigts. Comme je l’ai dit, on n’a pas de marge. Mais bon quand les gens se sentent bien dans un groupe, ça évite les blessures et je me dis qu’il n’y en aura pas jusqu’à la fin de l’année.

 

- Même si un coach n’aime pas en général ressortir un joueur de son groupe, on ne peut passer sous silence les performances enchaînés par votre pointu, meilleur marqueur de Ligue BM, Maoni Talia, depuis plusieurs semaines maintenant !

Maoni, on le sait, c’est un physique atypique, mais aussi quelqu’un qui a besoin émotionnellement de se sentir bien dans le groupe, car sinon il peut douter assez rapidement de ses capacités. Là, il se sent vraiment bien et son relationnel avec le passeur (Ricardo Martinez) qu’il connaît depuis longtemps (et avec qui il est ami) est très bon. A l’arrivée, c’est l’équipe qui en profite. Mais il faut aussi saluer tous les autres. On est vraiment assez stable en réception, avec deux bons centraux, des relations qui fonctionnent bien. Même si physiquement, on est peut-être un peu en-dedans sur certains postes, on compense par d’autres qualités.

 

- Qu’est-ce qui vous plaît en termes de volley dans cette équipe ?

C’est surtout le fait d’avoir un fond de jeu assez solide. Il y a eu des matchs très bien tenus, comme à Cambrai (1-3), qui demeure notre meilleur match de la saison. Mais, même quand on est moins performant, ils ne lâchent pas ! Il y a une qualité défensive qui fait qu’on arrive vraiment à embêter beaucoup d’équipes. Contre Saint-Nazaire la semaine dernière, on perd les deux premiers sets, mais on ne lâche pas, on s’arrache sur les qualités défensives, sur l’agressivité au contre. Et le volley, ça devient vraiment sympa quand ça commence à défendre. Ce qui est intéressant aussi, c’est que sur des matches où on était un peu favori, face au Plessis-Robinson ou à Saint-Quentin, on a été capable de bien jouer, avec un niveau de jeu assez conséquent.

 

- Ce soir, vous rencontrez Cannes, le leader ! Un joli match à jouer, avec la perspective d’accrocher le Top 4 en fin de saison pour entrer en Play-Offs avec l’avantage du terrain ?

C’est sûr que c’est toujours plus agréable de renter dans les 4 pour les Play-Offs. On va avoir deux matchs sympas à domicile pour finir la saison régulière, contre le premier et le deuxième ! La motivation, elle sera là automatiquement et ce serait bien d’accrocher une de ces grosses équipes. Maintenant, Cannes, ce soir, n’a pas le droit de se planter ! Il a fait la course en tête toute la saison. Si on perd, ce sera normal. C’est une équipe qui joue bien au volley, qui est techniquement et physiquement meilleure que nous. Il faudra leur rentrer dedans, essayer de les bousculer.