Billetterie

Un grand bon pour finir

le 28/02/2018
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Passé du bon côté de la ligne des Play-Offs grâce à deux succès consécutifs en LAF, Nantes veut profiter de la dynamique pour boucler comme il faut une saison régulière qui fut souvent délicate.

 

Il avait échafaudé des plans habiles, envisagé cette saison sous de jolis auspices. Mais à trois journées de la fin de l’exercice régulier, Sylvain Quinquis et ses filles sont assez loin des rêves et des ambitions envisagés en début de saison. Solidement installé dans la première couronne du volley féminin français depuis plusieurs années maintenant, membre du dernier carré de la saison régulière l’an passé, triple finaliste en trois ans auparavant (Coupe de France 2014 et 2016, LAF 2014), le VBN voulait profiter du «beau temps» et escomptait bien grimper encore un chouia plus haut. «Toujours avec cette envie de construire, d’avancer, de progresser», insistait le technicien nantais.

 

Cette saison pourtant, Nantes est resté accroché au barreau de l’échelle. Non que ce fût la peur du vide ou l’ivresse des sommets qui tétanisèrent les Nantaises, mais bien plus prosaïquement des petits riens dans l’alchimie, l’efficacité, la gestion des matchs et quelques blessures fâcheuses (Mau et Druenne notamment) qui firent à l’arrivée un petit manque de tout. Reparti sur un socle qui avait fait ses preuves l’an passé, Nantes fit bien sûr quelques ajustements, mais certains furent probants, à l’image de la nouvelle venue à la pointe de l’attaque, l’Américaine Katie Carter, deuxième marqueuse LAF derrière sa compère de Béziers, Krystal Rivers, avec plus de 17 points de moyenne par match. Seulement, l’amalgame collectif ne se fit pas, du moins pas pleinement, pas encore, sur le terrain.

 

Nantes a manqué de régularité, de constance, de présence aussi parfois pour terminer les matchs. Et cela laissait Sylvain un peu perplexe au moment de trouver des explications à ce parcours régulier quelque peu…irrégulier. «L’explication, je ne l’ai pas trop. L’aspect sportif n’est pas une science exacte. Parfois, des rendements sont moindres. Après, c’est souvent une question de dynamique et de confiance. Si tu démarres mal, ça gamberge plus vite.», avoue-t-il. «C’est un groupe hyper agréable sur le plan de la cohésion, de l’investissement. Mais c’est un groupe qui n’a jamais trop réussi à se trouver sur le terrain. On a eu du mal à avoir une réelle constance, une réelle stabilité. Pour le moment, c’est sûr, la saison n’est pas en adéquation avec les ambitions de départ.»

 

D’autant que dans un championnat très dense «peut-être un cran au-dessus encore par rapport aux saisons précédentes», estime le coach, vous avez vite fait de vous faire secouer et de devoir vous bagarrer pour ne pas couler. Nantes est passé par là cette année, mais le VBN a eu cette force de caractère, cette âme de guerrier. Longtemps sous la ligne de flottaison des Play-Offs, les Nantaises ont rejailli dans le Top 8 le week-end passé à la faveur d’un succès à Venelles, le deuxième consécutif en championnat, et surtout le cinquième en six matchs, toutes compétitions confondues, qui vient pleinement valider une bonne passe providentielle à trois journées de la fin de la saison régulière. «On va voir jusqu’où ça va nous mener. J‘espère qu’on va accrocher les Play-Offs», résume simplement Sylvain.

 

D’autant que Nantes, remonté désormais à la 7e place du classement, joue ce soir face à Neuchâtel pour une place en demi-finale européenne (Challenge Cup), ce qui serait une première dans l’histoire du club. Victorieuses 0-3 en Suisse, les Nantaises ont tout pour franchir l’obstacle. Et dans une saison délicate, cette belle chevauchée européenne pourrait souffler sur le VBN un vent porteur pour les dernières semaines de compétition, quand les cartes sont presque totalement rebattues en Play-Offs. «Là, on ne sait jamais. La pression s’installe vraiment sur les favoris, le faux-pas est quasi interdit. Il faut pouvoir l’assumer dans les têtes», glisse le technicien nantais, qui rêve d’un grand bon pour bien finir la saison et tourner aussi une page d’histoire du club. Car à la rentrée prochaine, le VBN quittera son étroit gymnase Saint-Joseph pour le neuf et rutilant Mangin-Baulieu (2500 places), avec salle de musculation et espace de réception dédié aux partenaires ! Et Nantes a bien envie d’y entrer la tête haute…