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Saint-Raphaël, c’est une réalité maintenant

le 24/02/2018
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A Saint-Raphaël depuis cinq saisons, Giulio Cesare Bregoli fait encore du bon travail cette année. Les Varoises sont quatrièmes de LAF, avant de défier le RC Cannes ce soir, même si le coach aimerait bien un grand coup d’éclat avant d’attaquer les Play-Offs.

 

- Giulio, Saint-Raphaël est quatrième avec un bilan équilibré (9 victoires, 9 défaites), avant de recevoir le RC Cannes, ce soir. Comment jugez-vous actuellement la saison de votre équipe ?

Je dirais que c’est une saison correcte. On avait un peu d’appréhension au début, car on a changé beaucoup de choses, dix joueuses nouvelles sont arrivées et moi-même je suis arrivé très tard, après la sélection italienne. De manière générale, je pense aussi que c’est une saison LAF à deux vitesses, dans un championnat, un peu différent des autres années, avec un peu plus d’écart entre les équipes. Les deux premiers, Cannes et Béziers, voire aussi Mulhouse, sont devant. La hiérarchie est un peu plus définie, dans le bas aussi. C’est un peu plus tranquille pour nous. Maintenant, de la 4e à la 6e place, ça reste très complexe, très compliqué à prévoir. Ça se jouera sur le dernier match.

 

- Qu’est-ce qui fait que Cannes et Béziers sont dominateurs cette saison ?

Cannes avait déjà une équipe forte, mais les arrivées de Centoni et Bauer l’ont rendue encore meilleure. Ce n’est pas rien du tout ! Avec ça, il y a aussi la venue de Riccardo Marchesi, qui apporte un volume de travail très important. Cannes ne joue pas de matchs européens et a donc beaucoup de temps pour travailler, ça c’est un avantage. Pour Béziers, il faut donner un coup de chapeau au niveau du recrutement. Chaque année, il trouve quelque chose de très intéressant. L’an passé, c’était Isabelle Haak, là c’est Krystal Rivers. La passeuse (Eva Mori), je la connais ce n’est pas une nouveauté, mais c’est très fort. Depuis plusieurs années, Béziers n’a pas eu de chance au niveau des Play-Offs, avec les blessures de Schleck et après Cazaute. Ce n’était pas très juste.

 

- Parlons de Saint-Raphaël. Le collectif est solide, l’équipe est solidaire, disciplinée, dans les clous donc ?

C’est un peu comme les autres années je trouve. Avec le budget que l’on a, c’est une équipe très bien construite. Il y a des paris, les filles travaillent. A l’entraînement, tout le monde travaille, tout le monde est concerné. Une fille comme Julie Mollinger fait un grand travail, avec moins de visibilité, mais c’est un jeu propre, de qualité, sans faire de choses exceptionnelles, mais qui donne beaucoup de solidité à l’équipe. Malgré la présence de Liesbeth (Vindevoghel, 38 ans), c’est une équipe jeune, qui a encore besoin de se développer, qui est construite autour d’un projet sur plusieurs années, sur la durée. C’est ce qui nous manque pour approcher les plus grandes : un peu plus d’expérience, de continuité dans le jeu. Mais je suis plutôt satisfait de l’attitude des filles, de leur implication et leur professionnalisme. J’espère qu’on aura l’opportunité de continuer.

 

- Saint-Raphaël a été champion en 2016, vainqueur de la Supercoupe, a joué la Ligue des Champions, puis demi-finaliste l’an passé. Ces expériences ont-elles bénéficié au club, le sentez-vous plus solide, plus installé aujourd’hui en LAF ?

C’est compliqué de juger pour moi, hors de mon boulot. Je suis plutôt technicien, j’ai tendance à réfléchir beaucoup sur mon domaine, le terrain. J’essaie toujours de m’adapter, de ne pas évaluer tout ce qui est en-dehors du terrain. Le but, c’est de faire le max avec les moyens qu’on a ! Je préfère rester sur le terrain. Après, ce que je peux dire clairement, c’est que le classement montre bien que Saint-Raph, dans les huit meilleurs, c’est une réalité maintenant. Je pense qu’il faut se rendre compte de ça et je crois que les adversaires le savent. Je n’ai pas vu Mulhouse ou Béziers venir ici pour se promener !

 

- Comment gère-t-on un collectif lorsque l’on doit tout reconstruire, avec dix joueuses nouvelles, comme ce fut votre cas cette saison ?

Quand les filles arrivent chez moi, elles ont besoin d’un peu de temps pour s’adapter. Il y a des choses un peu différentes dans le management, la gestion du groupe. Ça, on le voit toujours dans le rendement de l’équipe. En fait, on projette, on construit sur les Play-Offs et la nécessité de l’équipe de s’adapter à ma philosophie de travail. Mais c’est aussi délicat pour moi, car j’ai aussi besoin de temps pour voir exactement ce que je peux demander à une joueuse plutôt qu’à une autre. C’est du boulot. Ce que je désire à chaque début de saison, c’est réussir à garder tout le monde concerné, motivé, jusqu’à la 10e joueuse, qui va rentrer pour deux, trois ballons ! Je ne sais pas si j’y suis arrivé, mais j’essaie.

 

- Ce soir, c’est Cannes. Comment abordez-vous ce choc, alors que vous n’avez pas encore battu une équipe du Top 3 cette saison ?

On a déjà fait notre résultat cette année, un match comme celui-ci, c’est le plus grand bonheur du monde ! Tu joues pour le meilleur possible, sans grande pression. Ce n’est que du plaisir. Mais cette saison, c’est vrai que j’attends toujours de mon équipe le grand match. On a fait des matchs très propres, bien gérés. Mais ça manque d’un match de très grand niveau face aux équipes un peu au-dessus de nous. On est déjà dans les mêmes résultats que la saison dernière, mais l’an passé on avait sorti des grands matchs. Cette année, je trouve que ça manque et en préparation des Play-Offs, j’aimerais bien gagner un match contre une de ces équipes-là, juste pour donner de la confiance aux filles, leur montrer qu’on peut le faire.