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Centoni, l’héroïne revient à la maison

le 16/01/2018
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C’est le gros coup de l’été : le retour sur la Croisette d’une héroïne de la Côte d’Azur. Après trois ans d’absence, Nadia Centoni fait de nouveau le bonheur du RC Cannes.

 

Les hommes sont comme le vin : en vieillissant, les bons deviennent meilleurs, les mauvais aigrissent. À 36 ans, Nadia Centoni semble toujours se bonifier, régalant de nouveau le public cannois et français de son talent. Après trois années à Galatasaray, en Turquie, avec notamment une finale de la Coupe CEV perdue en 2016, l’Italienne a décidé de quitter Istanbul et le Bosphore pour revenir au RC Cannes, son premier amour. «Je ne suis pas du genre à trop réfléchir. Et même si j’ai pris un peu mon temps lorsque Riccardo (Marchesi) m’a appelée pour me proposer de revenir, je n’ai pas vraiment hésité. Au fond, je savais que c’était un grand oui ! La ville me manquait, les amis aussi. Et puis cela me rapproche de l’Italie, de ma famille et de mon mari», relate la pointue cannoise.

 

Partie en 2014 après sept titres consécutifs de championne de France et de Coupe de France (2008-2014), la Transalpine n’a pas retrouvé son club comme elle l’avait laissé. Entre les départs de la présidente Anny Courtade, de l’entraîneur Yan Fang et de la célébrissime capitaine Victoria Ravva, les choses ont nettement évolué. Samedi dernier après la victoire expéditive face au Stade Français Paris Saint-Cloud (3-0), elle s’avouait un brin nostalgique : «C’est bizarre de ne plus voir ces gens, car nous avons passé beaucoup de temps ensemble en construisant une belle histoire dans ce club. Même si ce n’est pas une surprise et si je m’entends parfaitement avec la nouvelle équipe, ils me manquent.»

 

Malgré ces départs, Nadia Centoni n’a pas tardé à prendre ses marques. Flanquée du numéro 13 dans le dos, elle martyrise les défenses adverses depuis la reprise du championnat. Avec déjà 185 attaques, 14 contres et 10 aces en treize matchs, l’actuelle quatrième marqueuse de LAF (209 points) est dans les standards de ses meilleures saisons. «Je ne regarde pas ça. Si je marque beaucoup de points, c’est aussi parce que nous avons un bon collectif. L’effectif est intéressant et je pense que le titre est à notre portée, même si ce sera compliqué face à de belles équipes comme Mulhouse ou Béziers. C’est le début d’une belle aventure pour ce nouveau groupe.» Nadia Centoni ne semble donc toujours pas vouloir connaître la fin ! «J’aime tout dans le volley et je ne compte pas arrêter tout de suite. Ce n’est pas une contrainte pour moi de m’entraîner tous les jours. Au contraire, c’est indispensable pour vibrer en match. Lorsque vous êtes en hauteur sur le point de conclure une attaque, c’est un vrai bonheur. Vous ne réfléchissez pas longtemps, mais votre lecture du jeu doit vous permettre d’aller très vite. C’est ce qui permet d’être une bonne pointue. Et c’est ce que j’aime», se régale-t-elle.

 

Dans son sillage, la jeune attaquante française, Lucille Gicquel, de seize ans sa cadette (20 ans), apprécie d’évoluer aux côtés de cette joueuse pleine d’expérience : «J’apprends énormément aux côtés de Nadia. Il ne se passe pas un jour sans qu’elle ne me donne un petit conseil pour faire évoluer mon jeu dans le bon sens. C’est très intéressant de la côtoyer au quotidien car j’ai l’impression de progresser plus vite. Et puis en match, tu sens qu’elle peut faire la différence à n’importe quel moment. Je suis sûre que nous pourrons aller loin», prédit Lucille. Avec le retour de Nadia, le RC Cannes a renoué le fil et l’histoire est encore loin d’être terminée…