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Chaumont ouvre la voie

le 28/12/2017
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Le champion de France chaumontais découvre la Ligue des Champions avec brio. Derrière, c’est plus compliqué pour Toulouse, tandis que l’aventure européenne du TVB est déjà terminée dans des conditions très particulières.

Il aurait pu se recroqueviller, s’affaisser sous le poids de l’événement. A l’heure de découvrir la Ligue des Champions, le champion de France chaumontais était un jeune explorateur, un défricheur sur le chemin des hautes terres. Mais en deux matchs, Chaumont, finaliste de la Challenge Cup l’an passé et pas apeuré pour deux sous, a déjà tout d’un grand dans ce nouveau monde ! D’abord victorieux en Pologne, à Belchatow (1-3), un adversaire pourtant hautement plus référencé à ce niveau-là, Chaumont a ensuite remporté son premier rendez-vous historique à domicile, en Ligue des Champions, face au Dynamo Moscou de Kevin Le Roux (3-2). Un succès incroyable, acquis au bout d’un combat magnifique, malgré deux sets de retard, dans une maison qui n’était pas vraiment la sienne, Chaumont disputant ses matches de Ligue des Champions à domicile en terre rémoise, à René-Tys. Mais la magie a opéré tout de même et ils étaient plus de 1500 spectateurs pour porter les Hauts-Marnais.

Avec deux succès pour les deux premiers matchs de sa nouvelle vie en LDC, le CVB 52 a ouvert la voie, creusé le sillon dans lequel les autres clubs français ont tenté de marcher. Pour Toulouse, la Ligue des Champions demeure encore une aventure compliquée. Au cœur d’un début de saison poussif, les Spacer’s ont pour l’instant seulement empoché un set en deux matchs face à deux bastions, les Russes de Kazan et les Polonais du Jarstzrebski Wegiel. En revanche, dans l’élan de Chaumont, Ajaccio et Montpellier ont, eux, plutôt bien fait le travail en seizièmes de finale de la Coupe CEV. Battus en cinq manches à l’aller par les Slovènes de Kamnik, les Corses ont proprement renversé la situation au retour, gagnant aisément 3-0. Montpellier, lui, a joliment validé sa qualification en terre adversaire, en Allemagne. Vainqueur à l’aller, dans l’Hérault, en cinq sets de Rüsselsheim, les hommes d’Olivier Lecat n’étaient pas vraiment à l’abri. Mais le retour fut parfaitement maîtrisé (0-3).

On pensait alors que Tours pourrait suivre le bon mouvement en Challenge Cup. Mais il y eut ce match aller à Olympiakos. Avec un Nathan Wounembaina disqualifié, Tours fut battu sèchement 3-0 et le club grec s’en tira sans une égratignure. Meurtri dans sa chair et ses convictions, le joueur se releva, touché par un sentiment profond d’injustice, Tours faillit même tout faire basculer au retour. Dans une ambiance incandescente, porté par un public en émoi, au poing levé, aux pancartes «No Racism» brandies sur chaque action, le TVB passa tout près de l’exploit. Sous les yeux de la ministre des Sports, Laura Flessel, venue en personne apporter son soutien à Nathan Wounembaina, Tours craquait au set en or. L’aventure européenne s’achevait là, sans avoir vraiment commencé. Mais ce soir-là, dans un Palais des Sports Robert-Grenon comble et ardent, le TVB et tout son peuple avaient défendu des valeurs qui valaient sans doute bien plus qu’une qualification en huitièmes de finale de Challenge Cup…