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«On a ouvert une petite porte»

le 09/12/2017
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Provisoirement 3e de LAM, le promu Tourcoing réalise une excellente première partie de saison. Mais son entraîneur, Igor Juricic refuse l’euphorie et prône la prudence et le travail. 

 

- Igor, comment réagissez-vous à cet excellent début de saison en LAM ?

Il y a beaucoup d’émotions positives, mais aussi pas mal de prudence. En tout début de saison, on a été confronté à un niveau qu’on n’avait pas touché avant, pour la plupart des joueurs et pour moi également, en tant qu’entraîneur. On devait s’adapter à ce niveau. On a d’abord eu de grosses équipes à domicile, comme Tours ou Chaumont, qui visent le titre de champion. Mais je crois vraiment que cette première défaite à domicile contre Tours nous a touchés, mais nous a aussi mis dans la bonne direction. On a ensuite gagné chez des concurrents directs à l’extérieur. Une fois que l’on a pris des points et un peu de confiance, on a vu que l’on pouvait faire de belles choses.

 

- En attendant que tout le monde ait disputé cette 9e journée, Tourcoing est 3e de LAM, c’est tout de même remarquable non ?

On est content, c’est sûr ! C’était un challenge intéressant de voir comment on allait réagir en Ligue A, avec notamment trois joueurs seulement qui avaient déjà joué à ce niveau ! Pour l’instant, je suis vraiment satisfait de la qualité de ce groupe, sportivement et humainement aussi. L’effectif a peu changé par rapport à l’an dernier, l’équipe vit bien, est efficace sur les deux secteurs importants que sont le service et la réception. L’environnement autour est positif, on travaille bien, on se sent bien. Les dirigeants font attention à la qualité des voyages en déplacement. Il y a un effectif de 12, 13 joueurs, une concurrence, un peu de compétition à l’entraînement. Tout le monde fait le boulot.

 

- En quoi, le fait d’avoir peu touché à l’ossature de  l’effectif cet été est-il un atout important ?

C’était mon objectif de travailler sur plusieurs années avec le même effectif. Ces automatismes de l’an dernier, la relation rodée passeur-pointu, on garde tout cela cette année évidemment. Maintenant, ça ne veut pas dire que ça va marcher tout le temps.

 

- Vous avez recruté le premier Chinois de l’histoire de la LAM, Liu Libin. Comment se passe sa première partie de saison dans le Nord ?

Je suis vraiment content de lui. Au début j’ai eu un peu peur par rapport à son adaptation, mais j’espérais que le groupe le guide et c’est exactement ce qu’il s’est passé. Le groupe l’a pris avec lui et l’a aidé. C’est un jeune garçon qui a vraiment un gros potentiel et qui est très ouvert, qui a beaucoup de joie et d’envie de travailler.

 

- Comme l’an passé en tout cas, Tourcoing ne se cache pas et a annoncé son ambition : rentrer en Play-Offs !

Ce n’est pas un objectif annoncé comme ça, parce que quelqu’un en a eu envie un jour ! C’est un objectif annoncé parce qu’il a été bien réfléchi et que l’on a senti que les joueurs souhaitaient aller plus haut. Les défaites à domicile contre Tours, Chaumont et Poitiers nous ont fait beaucoup réfléchir et nous ont donné une concentration, une agressivité supplémentaires. On a bien géré la situation.

 

- Qu’est-ce qui explique votre sans-faute actuel à l’extérieur : 4 sur 4 en déplacement ?

Les joueurs sont sérieux, très pros, on ne perd pas de temps ni d’énergie sur des choses fondamentales, comme la discipline, le travail, la concentration, la rigueur etc… Et l’équipe transpose ces qualités à l’extérieur.

 

- 3e en LAM, quart-de-finaliste en Coupe de France. Jusqu’où Tourcoing peut-il aller ?

Je ne vois pas les choses comme cela, je ne me pose pas cette question-là. L’année dernière, on a fonctionné de la même manière. On n’est pas très intéressé par ce qui se passe autour de nous, on est concentré sur nous-même. Aujourd’hui, on a ouvert une petite porte, mais je pense qu’il faut faire plus d’effort encore pour garder cette petite porte ouverte. Les joueurs ont du potentiel, on peut améliorer encore certaines choses. Il faut être patient, le plus dur reste à venir. Les autres équipes vont nous attendre différemment. Maintenant, on ramasse aussi de l’expérience et de la confiance. Mais il faut être prudent. Ça va être plus dur de confirmer notre statut désormais. On est content mais pas euphorique. Le boulot n’est pas terminé. On n’a pas le temps de réfléchir, il faut commencer à travailler encore plus dur. Il faut résister et travailler. A la fin, ça peut finir par payer...