Billetterie

Dascalu, la pente ascendante

le 06/12/2017
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Même si Paris a cédé hier face à Mulhouse (1-3), l’attaquante des Mariannes, Alexandra Dascalu, réussit son début de saison. Meilleure marqueuse LAF, elle court d’abord derrière un premier titre collectif avec le Stade Français.

 

Voilà maintenant trois étés qu’Alexandra étale les mêmes rêves parisiens sur la table. Avant chaque début de saison, elle met de jolis mots sur de belles promesses, en se disant que forcément, un jour, cela finira par payer. D’ailleurs, à l’intersaison, quand tout le monde a fui, quand le club a tout reconstruit, elle fut la seule à y croire encore. Derrière une saison 2016-2017 collectivement mal ficelée, bien loin des grandes idées du début, Alexandra Dascalu a pris le temps de réfléchir, de se poser. Mais plutôt que de partir, elle s’est dit que ça valait encore le coup d’essayer ! «Franchement, ces questions, on se les pose à chaque fois, surtout quand les résultats clairement ne sont pas là comme l’an passé. J’ai pensé à partir, me mettre en danger ailleurs. Mais en fait, je me suis dit que si je partais, ce serait avec un gout d’inachevé, qui ne m’aurait pas plu du tout. Je voulais que l’on se redonne une chance, avec Stijn (Morand, le coach) pour tenter d’atteindre l’objectif», raconte, sans cachoterie, l’attaquante française de 26 ans.

 

L’objectif, il est simple, clair, précis. Paris est en chemin depuis plusieurs années maintenant, avec une idée fixe : décrocher un titre, que ce soit le championnat ou bien la Coupe de France. Evidemment, il n’est pas seul à quêter les merveilles ! Et le club de la capitale a pu s’apercevoir hier, après avoir été dominé à domicile par le champion sortant Mulhouse (1-3), que la tâche sera encore bien compliquée cette saison. Mais Alexandra (22 pts hier) a rempilé en se disant que la chose était faisable. Certes, depuis le début du championnat, Paris avance un peu sur courant alternatif, capable de passer au travers à Quimper, comme de dominer avec autorité Le Cannet chez lui. Mais Alexandra veut croire que la chose collective avance jour après jour. «C’est vrai que l’on est encore assez irrégulière. On manque peut-être d’exigence sur certains ballons faciles, de communication aussi parfois. Mais autant Quimper, ça a été un incident de parcours, du moins je l’espère, autant dans le match à Cannes, que l’on perd 3-1, il y a des phases qui montrent qu’on n’est pas en dehors du combat. J’ai le sentiment que l’on progresse de semaine en semaine», estime la pointue internationale, propulsée titulaire chez les Bleues cet été par le nouveau coach tricolore, Félix André.

 

 

Un changement de statut qui, visiblement, lui a fait le plus grand bien. «Felix André m’a fait confiance assez rapidement, je n’ai pas ressenti de pression, j’ai fait mon truc sans me poser de question. Quand la confiance des gens avec qui on travaille est là, ça permet d’avancer à un autre rythme», concède Alexandra, qui a visiblement profité de l’élan sur ces deux premiers mois de championnat. Meilleure marqueuse LAF après neuf journées (172 pts), la pointue parisienne évolue sereinement et en pleine confiance. «Pour le moment, statistiquement, je suis plutôt contente», glisse-t-elle dans un sourire. «J’ai l’impression d’être dans la continuité de ce que je fais avec Stijn depuis plus de deux ans, dans la continuité de ce que j’ai fait cet été avec l’équipe de France. Je suis sur une pente ascendante depuis quelques temps déjà. Les chiffres reflètent vraiment l’état d’esprit dans lequel je suis.»

 

Statistiquement, le plus notable sur cet automne, c’est incontestablement sa grosse efficacité au service. Avec 24 aces, Alexandra domine la catégorie et surtout, elle a déjà fait quasiment autant de points sur sa mise en jeu que les deux années précédentes (25 à chaque fois) ! Et tout cela, sans avoir révolutionné ni sa gestuelle ni sa technique, mais en étant simplement guidée par la conviction et le désir de faire le point. «Je n’ai absolument rien changé ! Pendant l’été je me suis sentie extrêmement bien au service et j’appréhendais un peu le changement de ballon en revenant au championnat (de Mikasa à Molten). Mais ça marche toujours ! Je suis plus précise, j’arrive à mettre la balle à peu près où je veux. J’ai plus confiance en moi. Même dans les moments chauds, j’y vais pour y mettre un ace», explique Alexandra, qui en claqua encore quatre hier. Insuffisant certes pour battre l’ASPTT Mulhouse. Mais avec une telle pointe aiguisée, Paris, actuel cinquième du classement, peut, légitimement, poursuivre sa quête…