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«On manque un peu de repères et de certitudes»

le 17/11/2017
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Malgré un début de saison délicat en championnat, les Spacer’s de Stéphane Sapinart ont brillamment accroché la phase de poule de la Ligue des Champions et veulent se lancer totalement demain en recevant Nantes Rezé. 

 

 

- Hier a eu lieu le tirage au sort de la phase de poule de la Ligue des Champion. Voilà donc les Spacer’s parmi les plus grands, avec Kazan, Berlin et les Polonais de Jastrzebski Wegiel. Ça vous inspire quoi ce tirage ?

On espérait avoir de belles affiches à la maison et bien on va les avoir ! Berlin, c’est un club qui monte depuis quelques années, qui est vraiment solide. Kazan, c’est un super effectif et cela fait longtemps maintenant qu’il est au top niveau mondial et le club polonais, c’est également un très bel effectif. Donc on va vraiment jouer de très grosses équipes !

 

- Que représente pour le club, les joueurs, le staff, cette qualification acquise au set en or face à Novi Sad ?

Pour le club, c’est une vitrine hyper intéressante. J’espère qu’on va pouvoir faire venir du monde à la salle. Car là il y a de quoi ! Recevoir Kazan, c’est exceptionnel. Pour les joueurs, se frotter à ces équipes-là, ça n’arrive pas tous les jours. Tous sont très heureux de participer à ça, de s’étalonner par rapport à ces équipes, ces joueurs de très haut niveau. Et pour nous le staff, c’est un apprentissage en accéléré, un surplus d’organisation et de travail conséquent. Mais c’est sympa de vivre ça.

 

- En tout cas, cette qualification est le petit bonheur dans un début de saison plutôt délicat en LAM, avec une seule victoire pour quatre défaites ?

Ça nous a mis un peu de baume au cœur, dans un début de saison pas simple, c’est vrai. On est un peu en difficulté sur ce début de saison. Il y a eu deux, trois petits bobos, des blessés, mais ce n’est pas que ça. On manque de repères par rapport à la reconstruction de l’effectif, il y a pas mal d’irrégularités, d’instabilité dans le jeu encore. On fait un bon match contre Novi Sad en Ligue des Champions pour se qualifier et quelques jours après, on va jouer à Rennes, où l’on fait un match vide, creux. Même si ça n’enlève rien au succès de Rennes qui, lui, a bien joué.

 

- L’équipe a été énormément renouvelée à l’intersaison, sur un mode beaucoup plus cosmopolite que traditionnellement à Toulouse. Ce virage, un peu «forcé», nécessite un peu de temps pour être pris correctement ?

Je m’attendais à ce que soit compliqué. D’autant que la blessure de Jelle Ribbens, à Nice, pour lancer la saison, nous a retardés. Derrière, on a aussi Bruno Temponi, qui est out à Rennes, Ryan Nickifor qui n’a joué qu’un match… Malgré cela, on manque encore de capacité à finir les sets. A Montpellier, on fait plutôt un bon match, mais on ne conclut pas le 2e set, alors qu’on mène 24-21. Ça je pense aussi que c’est dû à la jeunesse de l’équipe qui manque un peu de repères et de certitude.

 

- Mais comment vit-elle cette équipe très internationale ?

Sur l’état d’esprit, je suis très satisfait. Le groupe vit vraiment bien, travaille bien et tout le monde tire dans le même sens. Ça pouvait être un petit doute, mais c’est vraiment très positif. Sur la qualité de travail et l’engagement de chacun, il n’y a aucun problème. Maintenant, je ne dis pas que le fait de perdre des matchs ne créé pas du doute. Il y en a forcément du doute, mais il n’empêche pas le travail et l’engagement au quotidien dans une ambiance positive.

 

- Que vous manque-t-il aujourd’hui, principalement, en termes de jeu ?

Sur la base du volley, on doit être plus forts en service-réception. On est une équipe plutôt petite, on doit être très stable en réception pour pouvoir produire un jeu rapide. Pour l’instant notre qualité de service n’est pas suffisante. On fait beaucoup trop de fautes, on casse beaucoup trop le jeu.

 

- Comment se comporte l’axe espagnol, passeur-pointu (Miguel Del Amo-Andres Villena) ?

C’est en train de monter en puissance, du côté d’Andres Villena, qui fait un très gros match retour contre Novi Sad (33 points), ce qui a rattrapé le coup après son match très moyen à l’aller. En championnat, il rentre dedans petit à petit, il est plus consistant. Quant à Miguel, ça se passe plutôt bien, même s’il fut un peu plus moyen à Rennes. Mais dans l’ensemble, l’acclimatation est très correcte.

 

- Demain, vous recevez Nantes Rezé, avec déjà la quasi obligation de gagner et de prendre des points ?

La pression est sur tous les matchs et il y a trois points à prendre à chaque fois. Nantes Rezé connaît un début de saison compliqué, un peu comme le nôtre. Maintenant, chez nous, on a tout intérêt à prendre des points ce dimanche. Ce sera un match accroché, mais j’attends quand même une réaction des joueurs après la prestation à Rennes. On essaie d’être positif et on travaille pour que les beaux jours arrivent.