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Cambrai reste sage

le 02/11/2017
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Co-leader de LBM, en compagnie de Cannes, Cambrai ne s’emballe pas après trois journées seulement de championnat. L’état d’esprit est là, mais le club reste sage.

 

C’est un petit plaisir fugace, rien de plus. Un joli sourire de début de saison. Après trois journées de championnat, Cambrai pointe à la première place de la Ligue BM, ex aequo avec l’AS Cannes, prétendant déclaré au titre et à la remontée. Mais le club de Nord-Pas-de-Calais-Picardie ne fanfaronne pas. Evidemment, c’est trivial,  mieux vaut avoir 7 points qu’aucun à ce stade de la saison ! Mais ça ne présage de rien ou guère plus. D’ailleurs, Gabriel Denys, l’entraîneur cambrésien, a les mots sages et le verbe apaisé quand il raconte le contentement du moment. «Forcément, on regarde où on se situe, mais on est au tout début de la saison. Ça reste anecdotique pour moi, d’autant qu’on a joué deux matchs à domicile. Narbonne, Cannes, Nancy peuvent prétendre au titre et on va jouer ces équipes sur la deuxième partie des matchs allers. On pourra alors mieux se situer dans ce championnat. Pour le moment, le classement est anecdotique, même si on se satisfait des points pris», relativise ainsi l’entraîneur du plus petit budget de LBM.

 

Mais au moins, Cambrai a-t-il réussi son début de saison. Et c’est presque logique. En conservant le noyau dur, Alpha, Bazin, Deev, Jecmenica entre autres piliers, qui le porta jusqu’au dernier carré de l’exercice régulier 2016-2017 (4e), Cambrai lançait sa saison avec une longueur d’avance sur pas mal de ses adversaires, en gestation ou reconstruction collective. «C’était un peu l’objectif en gardant ce noyau dur : gagner du temps sur les automatismes en ce début de saison. Après c’est aussi à double tranchant. Les joueurs se connaissent, mais les autres équipes nous connaissent bien aussi et il ne fallait surtout pas se reposer sur les acquis et continuer à avancer», avise Gabriel Denys, qui a rajouté quelques couplets technico-tactiques à la philosophie générale sur la partition. «On essaie d’élargir le panel de chacun des joueurs sur différentes situations de jeu, technique, tactique, psychologique, mental», précise-t-il.

 

Après avoir ramené un point de Saint-Nazaire (défaite 3-2), Cambrai est resté maître chez lui face à Orange puis Le Plessis-Robinson, à Vanpoulle, dans son antre où il fait bon jouer. «Il y a une ambiance qui est assez sympa avec un club de supporters actif, qui pousse derrière son équipe. Il faut alimenter ça», admet le coach. «A domicile, le contexte fait que les joueurs ont envie de se transcender, ils se sentent soutenus, portés. Il faudrait demander à nos adversaires mais à priori, il n’est jamais facile de venir ici à Cambrai.» Co-leader, Cambrai ne se tape pas sur le ventre pour autant. Le secteur du service peut être une arme forte du jeu cambrésien cette saison, mais il faut encore en limiter le déchet, comme ce fut trop le cas à Saint-Nazaire (21 fautes au service). En tout cas, le staff apprécie l’état d’esprit affiché depuis la reprise. «On voulait absolument conserver cela de l’an dernier et c’est bien là depuis le début de la saison. Les joueurs sont compétiteurs, ils ont vraiment envie de rentrer sur le terrain pour gagner et ça, ça me plaît», convient le coach.

 

Fleuron sportif de la communauté d'agglomération, club au train de vie modeste mais véritable historique de LBM, avec une 14e saison consécutive dans cette division, Cambrai cache l’ambition sous le tapis des mots sages. Le week-end prochain, le club nordiste pourra déjà s’étalonner un peu, avec un déplacement délicat à Narbonne en Coupe de France. Mais l’heure n’est pas encore aux grandes idées et aux plans faramineux. Cambrai avance, avec humilité et sans trop regarder où cela peut l’emmener. «Il ne faut surtout pas s’enflammer, ce n‘est qu’un début de championnat, c’est encore très loin. Le discours c’est simplement de dire : On va le plus loin possible et j’utiliserai le potentiel de l’équipe au maximum», résume l’entraîneur cambrésien. Après, seulement, il sera temps d’envisager les choses autrement…