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Aziliz veut une grande vie

le 18/10/2017
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La nouvelle passeuse mulhousienne, Aziliz Divoux, veut vivre de grandes choses avec l’ASPTT Mulhouse cette année. En LAF, mais aussi en Ligue des Champions, la compétition reine qu’elle se régale déjà de retrouver.

 

Elle a cette étincelle dans le regard, ce sourire doux qui apaise tout. Mais ne vous y fiez pas : la passeuse belge, nouvelle prêtresse du jeu du champion de France en titre, est une prédatrice, une ambitieuse, une dévoreuse. Une joueuse parfaitement dans le cadre finalement du premier succès mulhousien en championnat hier face à Chamalières. Une victoire acquise en trois sets (3-0), mais à la bagarre, au combat, sur un fil, tout ce qu’aime finalement l’ancienne Marianne du Stade Français Paris Saint-Cloud, débarquée en Alsace pour se délecter de grands moments et d’émotions rudes.

 

A 22 ans, tout en accent grave, celui d’Affligem, petite ville des Flandres réputée pour sa bière, d’où elle est originaire, Aziliz Divoux veut voir grand. Durant deux saisons, sous les ordres avisés de son entraîneur et compère belge Stijn Morand, Paris fut un magnifique tremplin, un terrain de jeu parfait pour une exposition idéale. Mais la passeuse au haut physique (1,84 m), au tempérament de feu et au jeu spectaculaire, désirait se hisser encore un peu plus haut. « Paris, c’était une expérience formidable et un honneur de jouer là-bas. Mais je dois passer par autre chose pour grandir désormais. Mulhouse m’offre cette possibilité-là, notamment avec la Ligue des Champions », confie-t-elle.

 

Le grand mot est lâché ! Ligue des Champions. Compétition reine, sensations suprêmes. Aziliz a hâte. Et pourtant, ce ne sera pas une découverte pour ce talent précoce, immergé dans les grandes eaux du volley féminin à 18 ans, titulaire à la direction du jeu des dames du VDK Gand en Ligue des Champions ! A l’époque, la plongée fut délicate forcément, mais Aziliz en a puisé mille richesses. « C’était excitant et c’est toujours bénéfique de se frotter très tôt aux meilleures joueuses d’Europe, de savoir où on se situe. C’était compliqué, mais ça m’a apporté beaucoup de choses, ne serait-ce qu’en termes d’expérience du très haut niveau », se souvient-elle.

 

En attendant de revivre cela, avec cette fois un tout autre bagage technique et une maîtrise plus fine de l’événement, Aziliz, fille d’une maman flamande et d’un papa breton et qui se dit prête à changer de sélection nationale pour rejoindre les Bleues, prend ses marques à l’ASPTT. Déjà, elle joue ce rôle de booster, de catalyseur auprès de ses coéquipières. « Elle transmet énormément d’énergie à tout le monde. Elle est enthousiaste, elle joue vite », note Magali Magail, l’entraîneur mulhousien. Il faut dire que la place est vénérable. Aziliz succède en effet à Athina Papafotiou, double meilleure passeuse LAF ! Mais la jeune Belge ne s’en fait pas. « Je ne ressens pas la pression. Je suis Aziliz, elle est Athina. Je fais un pas en avant, je fais mon truc », dit-elle joliment.

 

C’est d’abord techniquement, dans sa relation avec ses attaquantes qu’Aziliz veut performer. L’affaire demande du doigté. Avec une attaquante de pointe de 2,02 m, Hayley Spelman, qui touche à 3,30 m, il faut relever la mire. « Trouver le bon angle, la bonne hauteur de passe. Il y a un travail d’ajustement à faire », indique Magali. Mais là encore, Aziliz se régale à l’idée de mettre tout cela en ordre de marche. « On s’est retrouvées avec plaisir pour la préparation, l’ambiance est très agréable », se réjouit la Franco-Belge, ravie que la grande aventure mulhousienne démarre enfin.