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« On va pouvoir aller de l’avant »

le 12/10/2017
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A la veille du lancement des trois championnats LAM, LAF et LBM pour la saison 2017-2018,  le président de la LNV, Alain Griguer, fait le point sur le volley professionnel français.

 

 

- De manière générale, comment se porte aujourd’hui le volley professionnel français ?

De manière générale, le volley-ball français se porte beaucoup mieux qu’il y a quelques années. Nous avons quand même des difficultés, il y a des clubs qui nous ont quittés, comme le club de Strasbourg, et nous le regrettons. Mais selon la DNACG, nos clubs sont beaucoup plus sains qu’avant.

 

- Les clubs ont, semble-t-il, fait de la recherche de partenaires privés l’un des axes forts de leur croissance. Cela va dans le bon sens ?

Les clubs se renforcent effectivement de plus en plus au niveau du partenariat privé et c’est probablement une bonne chose. Il y a un très gros travail pour aller chercher ce partenariat. On voit que cela progresse, même si on est encore très dépendant des collectivités publiques. On n’a pas les droits tv du foot ou du rugby pour dynamiser notre sport et arriver à s’autofinancer par les recettes et le sponsoring.

 

- Quelles peuvent être les voies de développement pour aller dans ce sens ?

On arrive à la fin de notre contrat télé (le contrat avec la chaîne L’Equipe prend fin à l’issue de la saison 2017-2018). C’est important de renégocier un nouveau contrat et tout va dépendre un petit peu de ça. La télé est un vecteur de communication important et on va essayer de bonifier ce contrat et de le mettre en valeur le plus possible.

 

- Quelles sont les pistes à l’étude à ce jour ?

On a quelques contacts mais pour l’instant, je ne peux pas vous en dire plus.

 

- En tout cas, vous allez être sur le marché ?

On va être sur le marché. On avait choisi la TNT et l’accès gratuit de préférence. Si l’on peut garder l’accès TNT on sera les plus heureux, mais après les portes sont ouvertes.

 

- Que manque-t-il au volley pour qu’il passe encore un cap et se rapproche du hand et du basket en termes de notoriété ?

D’abord, le hand a eu de nombreux titres de champions du Monde et de médailles olympiques avant de se faire une place. Le basket a passé une période difficile et remonte très fort actuellement. Ce qu’il nous manque aussi, ce sont des infrastructures. Dans l’ensemble, nos clubs jouent dans des salles qui ne sont pas des salles où doivent évoluer des clubs professionnels. C’est un tout et ce manque d’infrastructures fait peut-être aussi que l’on a un peu moins de télé. Tout s’enchaîne. Mais j’espère qu’on va pouvoir faire évoluer les choses.

 

- Que faire aussi avec la problématique du calendrier, qui n’aide pas non plus au développement du volley ?

Ca nous perturbe pas mal dans notre évolution, c’est vrai. On a créé le 25 septembre dernier une union avec les Ligues polonaises, italiennes, belges et allemandes qui, je l’espère, va être un bon moteur pour tenter d’influencer les instances CEV et FIVB pour arriver à avoir des calendriers au moins stables dans un premier temps.

 

- En tout cas, vous pouvez vous appuyer sur des championnats LNV qui sont de vraies réussites sportives depuis plusieurs années, avec des compétitions très disputées et indécises !

C’est vrai. Certes, il y a des plus gros clubs et des plus petits, mais il n’y a pas de hiérarchie fortement établie. L’année dernière, les champions de France ont été des nouveaux clubs (Chaumont et Mulhouse). Chez les garçons, les quatre demi-finalistes étaient des clubs qui n’étaient jamais arrivés à ce niveau. Il y a un vraiment un renouveau général et c’est beaucoup plus intéressant d’avoir des championnats très disputés.

 

- De plus en plus de joueurs trouvent une exposition parfaite en LNV avant d’aller chercher un gros contrat à l’étranger. C’est aussi une preuve de l’attrait de vos championnats ?

C’est vrai que nos championnats sont des tremplins pour les deux plus gros championnats européens que sont l’Italie et la Pologne. Les gens viennent chez nous pour se faire connaitre et aller plus haut. Aujourd’hui, on est dans les quatre premiers championnats européens. Les étrangers qui arrivent dans nos championnats sont surpris par la densité parce que chaque week-end est un combat.

 

- Y a-t-il des choses nouvelles à attendre sur les parquets LNV cette saison ?

La chose nouvelle c’est que l’on va étudier la mise en place du challenge vidéo dans tous les clubs de LAM, dans un premier temps. Cette saison, nous gardons le challenge vidéo pour tous les matchs télévisés. L’objectif est de le rendre obligatoire la saison prochaine, en 2018-2019.

 

- Quels sont vos souhaits pour cette saison ?

C’est progresser au niveau du partenariat de notre Ligue et arriver à faire un retour financier auprès des clubs. On a réussi déjà, en un an, et je félicite Yannick (Souvré) et l’ensemble des élus pour le travail effectué, à rétablir les finances. Les finances de la Ligue sont aujourd’hui bénéficiaires. Non seulement on a totalement absorbé le déficit mais on est en bénéfice. On va donc pouvoir aller de l’avant.