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La prime aux champions

le 08/10/2017
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Chaumont et Mulhouse, les Champions de France 2017 LAM et LAF, ont remporté dans l’élan un deuxième trophée consécutif en s’adjugeant la Supercoupe face, respectivement, à Ajaccio et à Venelles.

 

Ils étaient rois et reines au printemps, ils sont désormais aussi princes et princesses de l’automne. Champions de France, tous deux, pour la première fois de leur histoire en mai dernier, Chaumont, en LAM et Mulhouse, en LAF, ont confirmé leur actuel rang de n°1 du volley pro en remportant dans le Grand Est la Supercoupe, premier trophée et premier pas de cette nouvelle saison. Et c’est bien comme cela que Silvano Prandi voulait peser le succès du soir (3-1) des Chaumotnais sur les Corses, tenants du titre de la Supercoupe. Satisfait et mesuré, tout à la fois. « C’est le début de saison, on n’a pas encore de continuité dans le jeu. L’équipe doit encore être construite. Mais d’accord, c’est bien pour la dynamique », convenait le technicien italien, dans un sourire.

 

C’est vrai que Chaumont n’a sans doute pas tout fait bien. Mais il faut reconnaître à Ajaccio un premier set de très haut niveau (16-25). Par sa qualité de service, sa réception impeccable, le «Gaz» a mis les Hauts-Marnais sur le gril. Et ce, malgré la blessure à la cheville gauche de son passeur, Toafa Takaniko, qui dût très tôt quitter le match et qui n’y revint jamais vraiment, malgré une tentative en milieu de 3e set. « Je ne m’attendais pas à ce que ce mon match se termine au bout de cinq points. Maintenant, c’est le début de saison et on n’a pas réussi à maintenir la cadence », avisait le passeur du GFC Ajaccio.

 

Le Champion de France chaumontais, lui, a fait preuve de caractère et d’une belle capacité de réaction, symbolisés notamment par son nouveau venu, Yacine Louati, dont l’énergie, la polyvalence et un passage déterminant au service en fin de deuxième set furent simplement déterminants. Voilà en tout cas Chaumont qui lance comme il faut sa saison. « L’équipe a changé, il n’y a pas encore forcément tous les automatismes, on continue de se découvrir, mais chacun a sorti ses points au bon moment », se félicitait ainsi le MVP du soir, Stephen Boyer (22 pts).   

 

Avant le sacre chaumontais, c’est Mulhouse qui s’était joliment dressé. A la maison, l’ASPTT voulait rester maîtresse et offrir à son public un deuxième trophée consécutif, après le titre de champion de France au printemps dernier. Ce fut fait et formidablement bien fait ! En face, Venelles fut ventilé en 1h20 et trois petits sets (3-0) ! Et les Mulhousiennes se sont régalées du début à la fin. La qualité de jeu est indéniable, la puissance offensive impressionnante. Entre Hayley Spelman, Bojana Markovic et Britt Herbots (MVP du match), Aziliz Divoux s’est plu à varier les plaisirs à la passe. Mais au-delà, l’ASPTT a surtout montré une attitude, un enthousiasme, un désir de jouer ensemble qui lancent excellemment la saison. « L’état d’esprit a été irréprochable du début à la fin est ce qu’il y a de plus important pour moi. Tout le monde a eu la bonne attitude », se réjouissait Magali Magail.

 

Radieuse, Léa Soldner s’était bien amusée, elle-aussi, à driver le jeu défensif, bien plus intense et efficace que l’an dernier. Plus vive, plus haute, avec notamment la présence au contre de l’ex-Raphaéloise, Ciara Michel, Mulhouse a de formidables atouts en manche. « C’était le premier match officiel et ça a pris tout de suite. Sur le terrain, avec les filles, je me suis sentie sereine », racontait la libéro mulhousienne. Chez les Provençales, les mines étaient forcément plus froissées. Le revers était rude, mais au-delà de la défaite, c’est l’attitude qui chiffonnait le staff technique. « Il y a des façons de perdre. J’imaginais un peu plus de caractère, d’engagement. Ça doit interpeller tout le monde », prévenait l’entraîneur de Venelles, Félix André, qui attend désormais de ses filles qu’elles se rebellent samedi, face à Paris en ouverture de LAF.