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Venelles creuse le sillon

le 03/10/2017
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TOUR DE FRANCE DES CLUBS : VENELLES (LAF)

Vainqueur de la Coupe de France et européen pour la première fois de son histoire, le club provençal, qui dispute la Supercoupe samedi, veut garder la dynamique et confirmer son ancrage parmi les clubs forts de LAF.

 

C’est comme un tourbillon, un brouhaha incessant. Et au milieu de la tempête et du ballon qui cogne sans arrêt depuis des mois, Félix André ne sait plus trop où il en est. Car pour le coach des ReBelles, tout a continué cet été. Entre la fin de saison dernière, achevée en deux manches, en quart de finale des Play-Offs face au Cannet, sa nomination et sa prise de fonction dans l’élan à la tête de l’équipe de France féminine et le retour, il y a un mois, à la préparation avec Venelles, le technicien a enchaîné les épreuves, avec plaisir et exaltation, mais sans avoir eu vraiment le temps de se poser. «On est arrivé de Taïwan à 5h du matin à Paris avec l’équipe de France et à 18h le soir, j’étais à l’entraînement à Venelles. J’ai juste eu le temps de changer le logo sur le tee-shirt ! La bonne chose, c’est qu’au moins, tu ne t’éparpilles pas, tu n’as pas le temps de gamberger. Après l’équipe de France, je reviens à des choses un peu plus classiques avec Venelles, mais tout aussi passionnantes», convient l’entraîneur des Provençales.

 

Et cela est d’autant plus motivant que le PAVVB est doucement en train de se faire une place au plus près des cadors. Venelles s’accroche et semble grimper un échelon après l’autre depuis quelques années. Après une saison 2015-2016 dans le dernier carré, le club a décroché en mars dernier le premier titre de son histoire, avec une victoire épique en finale de Coupe de France (3-2) face à Béziers ! Un trophée comme un aboutissement, une apothéose pour ce jeune club de dix ans d’âge seulement en LAF, d’autant qu’il lui ouvre les portes de la Coupe d’Europe cette saison. Une marche en avant que Félix André mesure entre fierté et prudence. «Le club est jeune encore, mais il commence à s’installer comme un poil à gratter du championnat. Je dirais qu’aujourd’hui, on se situe juste en-dessous du Top 5. Mais dans un championnat d’une telle densité depuis quatre, cinq ans, de la sixième à la neuvième place, tout peut se passer.»

 

Mais il n’empêche que Venelles est clairement désormais un point sur la carte du volley féminin français. Et son coach va s’atteler cette saison à ce qu’il ne s’efface pas. Avec cinq nouvelles joueuses, dont un axe passeuse-pointue totalement reconfiguré (la Tchèque Lucie Smutna à la passe et l’Azérie Anastasia Gurbanova à la pointe), les ReBelles ont pas mal d’automatismes à retrouver. Mais les idées sont là et la motivation aussi visiblement. «Pour l’instant, c’est un très bon premier contact», avise Félix. «On sent que les joueuses qui ont resigné sont revenues avec de l’ambition, un vrai projet. Elles ont accepté de rempiler pour vivre la suite de ce qu’on a créé l’année dernière.» Quant aux renforts, elles doivent normalement relever la dimension physique de l’ensemble. En attendant l’arrivée de sa pointue azérie, retenue par sa sélection durant le championnat d’Europe, l’entraîneur venellois dessine ainsi les contours de sa nouvelle diagonale : «On veut s’appuyer sur une pointue physiquement au-dessus de la moyenne, qui offensivement doit être un gros point d’ancrage. La passeuse doit nous apporter une certaine propreté et une bonne qualité de ballons sur les ailes, mais aussi ce petit grain de folie.»

 

Seule ombre au joli tableau, la blessure de la jeune et prometteuse centrale française, Pauline Martin, recrutée à l’intersaison mais victime d’une rupture du ligament croisé avec l’équipe de France cet été. Un coup dur pour Venelles assurément, mais Pauline ne lâche pas le groupe et poursuit sa rééducation en espérant pouvoir aider l’équipe dans le courant de la saison. Une équipe de ReBelles qui vise le Top 8 comme une marque plancher. «Les Play-Offs, c’est l’objectif minimal», concède Félix André. «On aimerait bien se qualifier pour une demi-finale comme en 2016 et obtenir une deuxième qualification européenne». Histoire de grimper encore un échelon supplémentaire…