Billetterie

Paris a son petit caractère

le 02/10/2017
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

TOUR DE FRANCE DES CLUBS : PARIS (LAM)

Champion en 2016 mais frustré par une fin de saison dernière compliquée, Paris a voulu apporter un peu plus de caractère à son équipe pour retrouver un plus haut rang.

 

Quand il évoque la saison écoulée, Dorian Rougeyron ne se désole pas plus que cela. Dans l’ensemble, l’aventure 2016-2017 du Paris Volley ne fut pas si mal que cela. Son histoire au long cours durant l’exercice régulier, terminé à la 4e place, fut même un chouia mieux fagotée que l’année précédente, celle qui pourtant porta son équipe au sacre suprême LAM. Mais voilà, en 2016, Paris avait su faire preuve de solidarité, de personnalité au moment M, celui qui compte, les Play-Offs. Une "grinta" qu’il n’a pas eue au printemps dernier lors des quarts de finale de Play-Offs joués dans des circonstances, il est vrai, particulières. «C’est un peu paradoxal car la saison régulière est même plus constante que la saison d’avant où on est champion !», confirme l’entraîneur parisien, Dorian Rougeyron. «Mais on sait qu’avec cette formule, une saison se joue sur le dernier mois.» Et en quart, face à Ajaccio, Paris, privé à l’aller, à domicile, de son passeur, Nuno Pinheiro (suspendu), y est entré à l’envers, pour en sortir illico et en deux manches. «On a perdu le quart dans des circonstances particulières. On a le sentiment de ne pas avoir pu défendre nos chances complètement. C’était assez frustrant», convient encore l’entraîneur.

 

Il s’agit donc maintenant de regarder devant. Au-delà du sentiment d’inachevé, le staff parisien a pu pointer quelques fragilités récurrentes dans le squelette du Paris Volley 2016-2017. Des points d’accroche manquants que le club s’est appliqué à rechercher lorsqu’il a effectué son recrutement. Car même si Paris n’a pas pu user de ses charmes européens cette fois pour attirer du joli monde, il a tout de même bâti un groupe solide. «La Coupe d’Europe, c’est vraiment un vecteur d’intérêt pour les joueurs étrangers, et plus encore la Ligue des Champions. Quand ils viennent en France et font un effort salarial, ils viennent chercher une forme de visibilité qu’offre la Ligue des Champions. Quand on ne l’a pas, c’est plus difficile de recruter. Mais dans l’ensemble, on est plutôt satisfait du recrutement. Et pour les joueurs français, l’historique du Paris Volley joue toujours en notre faveur», explique Dorian.

 

Le canevas de la future équipe parisienne a été élaboré sur un axe principal : donner à cet effectif un chouia plus de caractère. «C’est difficile de dire précisément ce qu’il nous a manqué, car à l’arrivée, on n’est pas loin non plus. Il y a peut-être ce sentiment, par moment, d’avoir manqué un peu de caractère, peut-être un peu de sang-froid, un peu de chance. Si on a cherché à apporter un peu plus de caractère, c’est peut-être parce qu’il y avait effectivement une faille à ce niveau-là», concède Dorian. Les recrues françaises, Nicolas Rossard (libéro) et Julien Lavagne (réceptionneur-attaquant), entrent, a priori, dans ce profil-là. Côté étranger, l’arrivée du jeune central américain, Mitch Stahl (22 ans, 2,01 m) colle parfaitement à la ligne. Joueur complet, puissant, gros serveur smashé, l’ancien pensionnaire d'UCLA (NCAA) fut même conseillé au club par le sélectionneur US, John Speraw. Une caution de valeur ! «Dans son langage corporel, Mitch dégage beaucoup de fighting spirit. Il entre pleinement dans nos critères de recrutement», admet Dorian.

 

Avec le pointu néerlandais, Wouter Ter Maat, gros potentiel et doté de belles qualités humaines, auteur de gros matchs avec Berlin l’an passé et vu à son avantage durant l’Euro cet été, et le réceptionneur-attaquant, Pavel Kuklinski, efficace et discret, même s’il doit encore s’acclimater et passer la barrière de la langue (il ne parle ni français, ni anglais), Paris a travaillé l’identité et l’équilibre. Pour retrouver l’Europe et les hauts sommets français. Et même si la fin de la préparation est un peu délicate, avec quelques pépins ici ou là, en attendant l’arrivée de Stahl, Paris devrait être parmi les équipes qui comptent, à l’instar de Tours, Montpellier ou Chaumont. «Le club aimerait qu’on retrouve une place européenne. Maintenant, en tant que compétiteur, on entrera dans toutes les compétitions pour les gagner, le championnat comme la Coupe de France», résume Dorian, décidé à replacer Paris au centre du jeu.