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Poitiers cherche à consolider

le 26/09/2017
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TOUR DE FRANCE DES CLUBS : POITIERS (LAM)

Huitième des deux dernières saisons régulières, Poitiers retrouve ses marques depuis son retour en Ligue AM. Avant de voir plus haut, le club veut d’abord renforcer la structure et la base.

 

L’histoire aurait pu prendre un autre tournant. Et Poitiers se laisser emporter par un grand souffle de vent, s’il avait converti l’une des deux balles de match du quart de finale aller des Play-Offs face à Chaumont, futur champion, l’an dernier. Personne ne sait alors ce qu’il serait advenu. Mais de toute façon, personne ne s’en soucie vraiment aujourd’hui finalement puisque cela n’a pas eu lieu. Poitiers, 8e de la saison régulière, comme l’année précédente, celle de son grand retour en Ligue AM, fut sorti au premier tour des Play-Offs. Mais le club poitevin, cathédrale du volley français, a posé sur cette terre qu’il connaît bien, quelques jalons de plus.

 

A la sortie, Brice Donat se satisfait pleinement de ce parcours intéressant, qui semble ancrer un peu plus solidement le Poitiers Volley dans l’élite. «Ça a été une saison intéressante, où les objectifs ont été atteints. L’objectif des Play-Offs bien sûr, mais aussi le repositionnement de Nimir (Abdel-Aziz) à l’attaque. Avant sa blessure, il était meilleur marqueur du Championnat ! C’est une grosse satisfaction aussi», convient l’entraîneur poitevin. Car Brice Donat est un coach aventurier, un hardi, un technicien qui ose. Replacer Nimir, passeur de formation, à la pointe de l’attaque, c’était culotté et ça a sacrément bien marché ! A tel point qu’en sélection nationale des Pays-Bas, il est devenu la nouvelle arme fatale et qu’il a signé cet été à Milan pour trois fois son salaire ! Au grand dam évidemment du staff poitevin. «On n’a pas pu le garder, malheureusement. Sa fulgurante saison l’a mis en lumière et on ne pouvait pas lutter.»

 

C’est ainsi, le lot des clubs français à budget moyen. La saison dernière, Poitiers a aussi relancé le passeur Eemi Tervaportti et révélé le réceptionneur-attaquant batave, Robbert Andringa, partis eux-aussi ! Voilà donc Poitiers qui recommence, qui reconstruit, qui rebâtit un effectif à 70%. Brice Donat s’en accommode et ressort même une valeur forte, fondatrice, qui a souvent fait la réussite de Poitiers : l’accent français. Cette saison, le SPVB compte neuf francophones. Un atout précieux à l’heure de faire du lien en préparation. «La philosophie c’était de redonner un peu l’accent français à l’équipe. On s’est très vite attaché à recruter français. Le retour dans le championnat de Baptiste Geiler illustre bien ça. Cela aide beaucoup à la cohésion du groupe, à l’intégration des joueurs. On voulait qu’il y  ait un peu plus d’identité, d’échanges, de relation avec la ville, le public», explique Brice Donat.

 

Evidemment, cela ne garantit pas le succès. Poitiers ne part pas pour tout casser cette saison, mais pour accrocher les Play-Offs. Les priorités ont été mises d’abord sur le renforcement de la structure du club, avec une salariée supplémentaire sur la branche commerciale, et au développement de la section amateur, avec un entraîneur à plein temps en plus. Une fois que ces bases seront posées et solides, alors Poitiers ira voir plus loin. En attendant, le staff technique a construit une équipe capable de faire du jeu tout en étant spectaculaire, avec son nouveau et explosif pointu marocain, Mohammed Al Hachdadi, perfectible techniquement, mais qui touche à 3,70 m et a assurément quelques similitudes avec Abdel-Aziz. «Ce n’est pas une équipe qui fait 2m de haut, avec de gros bras. On va essayer de faire vivre le ballon, d’accélérer, d’apporter plus de fluidité, ne pas être que dans la rupture, comme on l’était l’an passé», explique Brice, qui visiblement aime bien ce qu’il a vu jusque-là. «Une équipe ultra solidaire, dynamique, qui vit bien. Le premier ressenti est bon», glisse ainsi le coach poitevin.