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«Saint-Raph», les nouvelles bases

le 19/09/2017
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TOUR DE FRANCE DES CLUBS : SAINT-RAPHAËL (LAF)

Champion en 2016, demi-finaliste la saison dernière, le club varois est passé à autre chose, changeant la quasi-totalité de son effectif. Mais l’ambition, elle, demeure intacte.

 

Elle en a amassé, la présidente, des souvenirs et des petites histoires tout au long de la saison ! L’exercice 2016-2017 est une chevauchée, une vie épique, un roman hérissé d’aléas et de rebondissements. Tout bien apprêté, portant fièrement à la poche son titre de champion de France et de vainqueur de la Supercoupe, Saint-Raphaël s’est lancé dans l’aventure, sans trop savoir où il allait vraiment, en réalité. Certes, le club avait judicieusement pris l’option de ne pas trop toucher l’effectif, histoire d’avoir au moins une certaine garantie collective. Mais au-delà, c’était un peu le grand plongeon. Et comme en plus, rien ne lui fut épargné, entre soucis internes et l’obligation de trouver fissa une salle pour accueillir la Ligue des Champions dignement, le club varois s’est sacrément remué toute l’année, pour, à la fin, en sortir très décemment, éliminé en trois manches par Le Cannet en demi-finale des Play-Offs.

 

En tout cas, Christine Girod, la présidente raphaéloise, se souviendra longtemps de cette année de grande agitation, qui attira tout de même 1800 spectateurs en moyenne sur les trois matchs de Ligue des champions à domicile. «Pire que cela, on ne pouvait pas avoir. Maintenant, on est blindé et en plus, sportivement, on s’est quand même plutôt bien débrouillé. On s’en sort bien. La Ligue des Champions en volley, ce n’est pas la Ligue des Champions en foot. Mais c’est une expérience à vivre», avise la patronne du club, pas mécontente cependant de repartir sur une saison, a priori moins mouvementée et moins couteuse financièrement et en énergie à tous les rangs du club, avec simplement le championnat et la Coupe de France à jouer. Car, quand Saint-Raphaël a pu, enfin, sortir un peu la tête de l’eau et repartir sur un rythme un peu plus classique fin février, les filles de Guilio Bregoli ont effectué une deuxième partie de saison très correcte.

 

Mais si, à l’aube de cette nouvelle vie, le temps est plus calme, il n’offre pas pour autant mille garanties au SRVVB. En effet, derrière le flot continu d’émotions des deux dernières saisons, Saint-Raphaël repart quasiment d’une page blanche. De l’effectif 2016-2017, il ne reste que… deux joueuses : la libéro Amandine Giardino et l’emblématique attaquante de bientôt 38 ans, Liesbet Vindevoghel. «On a baissé la masse salariale car la Coupe d’Europe nous a coûté pas mal quand même. On repart sur un nouveau cycle», concède Christine Girod. Pour mettre tout cela en forme, l’entraîneur a mixé jeunesse et expérience et sur son seul nom, il a même attiré des joueuses de qualité à un prix raisonnable. «Giulio est un entraîneur exigeant, mais beaucoup viennent ici parce qu’elles savent que c’est un bon entraîneur», dit encore la présidente du club.

 

S’il réduit la voilure, «Saint-Raph» maintient toujours le cap sur l’ambition. «On a fait 7e de la saison régulière et champion de France il y a deux ans, 6e l’an passé. L’objectif, c’est d’être encore un cran au-dessus», dévoile Christine. Mais il est dit que rien ne sera simple pour le club varois, qui se prépare actuellement sans entraîneur et sans deux joueuses majeures, la passeuse portoricaine, Natalia Valentin et la central argentine, Juliette Lascano. Tous sont en effet réquisitionnés par leur sélection nationale respective. Et c’est en vidéo que Giulio Bregoli suit le déroulé des séances d’entraînement et l’avancée de ses troupes ! «Il est content d’être avec la sélection italienne, mais il porte un œil plus qu’attentif sur la préparation de Saint-Raphaël», se rassure la présidente, à qui désormais, plus aucune problématique ne semble insurmontable.