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Montpellier est en marche

le 18/09/2017
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TOUR DE FRANCE DES CLUBS : MONTPELLIER (LAM)

Auteur d’une saison 2016-2017 remarquable, alors qu’il entamait tout juste un nouveau cycle, Montpellier ne veut pas fléchir et poursuivre sereinement sur le chemin de la structuration et de l’ambition.

 

Finalement, la déception est vite passée. Ensevelie, noyée en réalité par tout le torrent positif qui a emporté le Mvuc tout au long de la saison. Deuxième de l’exercice régulier, auteur d’une année pleine et audacieuse, Montpellier a presque gagné sur toute la ligne l’an dernier. Une saison à 18 victoires, un jeune talent, Jean Patry, révélé à la pointe de l’épée, une constance, un esprit, une harmonie heureuse entre briscards et jeunes loups : Montpellier a incontestablement réussi sa mue, dès la première saison de sa nouvelle vie, sous la coupe technique d’Olivier Lecat. «Il y a beaucoup de fierté à tirer de cette saison. Pour moi, c’était un gros challenge d’arriver ici après une saison qui avait été un gros échec. C’était aussi un challenge avec ce groupe totalement nouveau, un challenge aussi de lancer un jeune pointu de 19 ans (Jean Patry) et d’ouvrir le terrain à un jeune central de 21 ans (Daryl Bultor). Si on se resitue au début du contexte, c’est vraiment une belle saison», analyse l’entraineur montpelliérain.

 

Il a donc gommé très vite le revers en quart de finale des Play-Offs, face à Nice, au terme de trois jolies batailles, dont la dernière perdue au tie-break, sur son sol face à des Niçois ébouriffants. «C’est sûr que froidement, c’est le 2e qui se fait éliminer par le 7e. Mais dans les faits, la Ligue AM est tellement dense que tout ça ne veut pas dire grand-chose. Après, on était déçu de ne pas continuer. Vu notre niveau de saison régulière, on aurait pu espérer mieux, voire le graal pourquoi pas. Mais on se dit que ça fait partie des marches à gravir. Tout ne se fait pas en une année», avise encore Olivier Lecat.

 

Pour la saison qui s’ouvre, Montpellier a donc déjà la recette et les bons ingrédients. Le groupe a été très peu modifié, avec les arrivées de deux jeunes centraux, Kévin Kaba (Paris) et Andri Aganits (Poitiers) et un réceptionneur-attaquant offensif et puissant, le Brésilien et ex-Parisien, Thiago Sens, complémentaire de Diachkov et Delgado, auteurs tous deux d’une grosse saison. La trame reste la même, avec une équipe rajeunie au centre mais expérimentée en réception ou à la passe, ce qui lui donne une bonne assise et un bel équilibre. «C’est un groupe avec un potentiel de développement intéressant. Des garçons comme Jean et Daryl ne sont plus des jeunots à qui il faut tout réexpliquer. Ce sont des internationaux qui ont côtoyé les meilleurs du Monde avec l’équipe de France cet été et qui vont revenir avec une bibliothèque bien remplie», se réjouit le coach, qui doit récupérer ses deux perles ce soir en provenance du Japon.

 

Reste qu’après une saison réussie, le MVUC va forcément être attendu et sa jeune pépite en pointe, itou ! Mais ce défi n’effraie pas le staff héraultais. Il fait partie du jeu et des incontournables à relever pour que le club grandisse encore, sur le terrain mais aussi dans sa structure propre. «Il faut toujours confirmé. Jean aujourd’hui a plus de coups à sa disposition. C’est un garçon, posé, ambitieux, qui ne se prend pas la tête. Quant au club, c’est un travail de fourmi où tout le monde fait sa part. L’équipe est seulement la partie émergée de l’iceberg. Il faut aller chercher encore plus de dynamique, croire dans le projet et continuer à produire un spectacle. L’an dernier, on a réussi à capter un public parce qu’il y avait un esprit, des valeurs dans cette équipe. Il va falloir encore de la combativité et des sourires cette année», prévient Olivier Lecat, qui pourra déjà se faire une petite idée de ce que ses troupes ont dans le ventre le week-end prochain à l’occasion du tournoi «Montpellier-Louis Nicollin», avec Nice, Toulouse et Narbonne en invités.