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Nantes vise l’Europe

le 15/09/2017
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Entré dans le dernier carré de la saison régulière 2016-2017, Nantes veut confirmer son ancrage dans le gratin de la LAF. Il vise d’abord une nouvelle qualification européenne, avant de voir plus grand.

 

Sylvain Quinquis n’est pas du genre à s’extasier, à s’enflammer à la moindre étincelle. La  saison 2016-2017 l’a contenté sur le long cours, mais elle l’a aussi laissé un tantinet sur sa faim… sur la fin. Car depuis 2014, Nantes s’était habitué à pointer sa bobine, tous rêves dehors, en finale d’une compétition française. Double finaliste en 2014 (LAF et Coupe de France), finaliste en Coupe de France en 2016, le VBN était, à chaque fois, vaincu et privé des belles choses, mais il était là, pas loin.

 

La saison dernière, sans grimper tout en haut, Nantes s’est tout de même installé, confirmant sa place au premier rang du volley féminin français. Quatrième de l’exercice régulier, Nantes a fait preuve de solidité et de constance. «C’est une saison plutôt satisfaisante parce que l’objectif des dirigeants est atteint, celui de retrouver l’Europe. C’est une saison régulière constante, hormis un faux pas à Nancy ou une défaite à Quimper dès la 2e journée. Mais ce soir-là, Quimper fait un gros match et ça nous permet finalement de bien réagir derrière», constate son coach. Dommage seulement que le VBN se fut un peu affaissé au premier tour des Play-Offs face au RC Cannes. Un match aller abandonné, alors que les Nantaises l’avaient dans les pognes, à 2 sets 0 et balle de match ! Et avec cela, deux blessures coûteuses (Hana Cutura et Els Vandesteene). «On peut avoir des regrets sur les Play-Offs car on a montré qu’on pouvait rivaliser avec tout le monde», estime le technicien nantais.

 

Mais la dynamique est intéressante. Nantes est une équipe qui compte incontestablement désormais. L’idée est évidemment de creuser le bon filon. Mais ce ne sera pas aisé. Avec le départ de Hana Cutura, le VBN perd une arme offensive redoutable. Mais Sylvain Quinquis a recruté en conséquence. Il veut de l’agressivité et de l’audace en attaque cette année. L’arrivée de la baroudeuse et expérimentée américaine, Katie Carter (31 ans), à la pointe, est un signe fort. Nommée capitaine du navire, Katie doit donner le tempo offensif. Avec elle, l’Hawaïenne Kalei Mau, l’ex parisienne Odette Ndoye ou Clémentine Druenne peuvent peser aussi. Mais c’est bien beau de faire tomber le ballon, il faut que le baraquement soit aussi solide ailleurs. Sylvain veut ainsi soigner le fond de jeu et concède également que Nantes a pas mal d’efforts à faire dans l’organisation du bloc-défense.

 

Les axes de travail ne manquent donc pas. Mais l’horizon est sain et clair. Pour le VBN, l’heure est à la mue, aux nouvelles ambitions. La saison 2017-2018 sera en effet la dernière dans l’étroit gymnase Saint-Joseph. A la rentrée suivante, le hand et le volley féminin nantais bénéficieront d’un nouvel outil de 2400 places, la salle Mangin-Beaulieu. Il serait donc bien avisé d’y entrer en bombant le torse, sur une saison aboutie et une nouvelle qualification européenne. D’autant qu’à Nantes, le sport féminin n’est pas anodin. Regroupés en association, les clubs féminins de sports collectifs le défendent activement et militent ardemment à son développement. «L’objectif est d’arriver là-bas avec une place européenne, entrer dans cette salle avec une compétition qui nous permette d’exploiter ce nouvel outil. A plus long terme, c’est essayer d’aller chercher un titre, même si on sait que ça demande un long travail. Ça va être un championnat encore très homogène, il faudra être à la bataille tous les week-ends, arriver à construire des bases solides tant dans la structure du club que dans l’équipe», estime le coach. Pour le VBN, l’aventure ne fait que commencer…