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Paris Saint-Cloud, l’expérience en plus

le 11/09/2017
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TOUR DE FRANCE DES CLUBS : SF PARIS SAINT-CLOUD (LAF)

Derrière une saison un peu poussive, le SF Paris Saint-Cloud a tout changé ou presque et a misé sur un recrutement d’expérience pour revenir au contact des meilleurs.

 

Le plan de marche n’était pas vraiment élaboré comme cela. Après deux apparitions consécutives dans le dernier carré de la LAF, en 2015 et 2016, le Stade Français Paris Saint-Cloud voulait aller plus haut, toucher enfin cette finale nationale qu’il guette et appelle de toutes ses forces depuis trois ans maintenant. A l’arrivée, l’exercice 2016-2017 l’a pourtant renvoyé bien plus loin sur la berge. Un pas de retrait assurément, avec une huitième place et un petit tour de Play-Offs. Pas de quoi s’époumoner, rien de véritablement exaltant. Stijn Morand, l’entraîneur belge des Mariannes, le sait bien. Et il préfère faire vite le tour de la saison pour se projeter vers la prochaine.

 

Car, dans le scenario, sur le papier, elle n’aura de toute façon rien à voir avec la précédente. Au casting, tout a changé. Les actrices sont nouvelles. De l’épisode précédent, seule la pointue internationale, Alexandra Dascalu, reste à l’affiche. Un changement total, radical, assumé pleinement par le staff parisien, qui a vite senti que ce groupe-là ne pourrait pas aller plus loin. «On voyait bien que l’an passé, c’était une fin de cycle. Le groupe et quelques joueuses avaient atteint le plafond. Il fallait changer et on a donc commencé un nouveau cycle», justifie ainsi le technicien parisien.      

 

Ce n’est donc pas seulement un recrutement massif, c’est une histoire nouvelle, l’an 1 d’une autre épopée. Et pour monter à l’assaut, revenir au contact des plus grands, malgré un budget sans commune mesure avec les cadors patentés, Cannes ou Mulhouse par exemple, Paris Saint-Cloud a misé sur l’expérience, le vécu, les années de vie au plus haut niveau. Des qualités de maturité qui vous portent une équipe, vous assoient un collectif, vous ramènent à la stabilité, à l’équilibre quand les choses tanguent un peu. «C’était l’un des motifs de recrutement. L’an passé, cela nous a manqué», confesse Stijn Morand. 

 

Des CV longs comme un parchemin ont donc débarqué. Présentée comme l’une des libéros les plus fiables en Europe, l’internationale belge, Valérie Courtois, aura pour mission de solidifier la réception. Rita Liliom, Martina Smidova, Maëva Orlé, grandes connaisseuses de la LAF, viennent aussi mettre au pot talent, agressivité et expérience. Forcément, cela vous fait une peau plus racornie, de quoi encaisser les secousses avec  un peu plus de sérénité. D’autant que Paris s’est appliqué à doubler chaque poste avec un zest de fougue, de jeunesse et de belles promesses, à l’image de la jeune passeuse venue de Nantes, Nina Stojilkovic (21 ans), qui accompagnera parfaitement la grande revenante et capitaine du navire, Mallory Steux-Caleyron. «C’est un pari qui est calculé. Sur chaque poste, une joueuse d’expérience sera aidée, doublée par une jeune joueuse avec beaucoup de talent et une grande marge de progression», confirme Stijn.

 

L’entraîneur belge veut croire que cet assemblage savant peut porter haut le Stade Français. Avec douze revers pour dix succès seulement l’an passé, il n’avait jamais concédé autant de défaites sur une saison dans sa carrière ! «Pour moi, cela a été assez difficile à vivre personnellement», avoue-t-il. «Même si on a eu des blessures, je me suis posé beaucoup de questions, c’est normal. Mais une mauvaise expérience, ça donne encore plus d’énergie, pour vouloir prouver, faire face aux nouveaux défis. «You never lose, you learn» (tu ne perds jamais, tu apprends)», dit-il. Et il n’est plus temps maintenant de tergiverser. Paris marne, comme tous les autres, depuis près de trois semaines et, même s’il attend encore trois internationales à l’entraînement (les Hongroises Rita Liliom et Agnès Pallag et la Belge Valérie Courtois), Stijn a plutôt aimé ce qu’il a vu jusque-là. «Je vois déjà une belle cohésion et des petites choses qui se mettent en place», glisse-t-il. Comme un début d’histoire prometteur…