Billetterie

Nice, le joli souvenir au fond du sac

le 31/08/2017
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TOUR DE FRANCE DES CLUBS : NICE (LAM)

Inattendu et magnifique demi-finaliste la saison dernière pour son retour en LAM, Nice demeure raisonnable malgré tout et visera encore le maintien cette année, avant de voir plus loin.

 

Ce fut un été de très grande pêche. Un moment rare, comme Mladen Kasic n’en avait peut-être même jamais connu avant. Là-bas, sur les bords de la Côte Dalmate, près de Rijeka, dans son bateau, à l’abri, loin de tout. Du poisson, du gros, du très gros, qu’il a sorti à tour de bras, comme si la bonne étoile qui avait guidé ses desseins et le destin du Nice Volley en 206-2017 ne l’avait pas quitté.

 

Car Nice se souviendra longtemps de ces belles choses. Champion de France de Ligue BM en 2015-2016, promu l’an passé et magnifique demi-finaliste du championnat, les Aiglons semblent bénis. La saison dernière, malgré un effectif difficile à manier, un groupe pas toujours simple à diriger, Nice a fait voler en éclat tous les pronostics. Septième de la phase régulière, il réussissait un authentique exploit en sortant le deuxième Montpellier, chez lui, sur un match d’appui et en cinq sets en quarts de finale des Play-Offs ! L’histoire était belle, incroyable, inattendue. Et pourtant, à l’aube d’une nouvelle saison où les images continuent forcément de danser, l’entraîneur croate des Niçois préconise de tourner la page, de fermer la malle. «La saison dernière était très difficile, l’équipe n’était pas facile à travailler, mais à l’arrivée le résultat a été très bon. Mais maintenant, il faut absolument oublier la saison dernière et repartir», prévient ainsi Mladen.

 

Avec un effectif remodelé pour la moitié, la chose devrait être plus simple. Car Nice, malgré un exercice remarquable, a perdu quelques perles à l’intersaison et notamment son incroyable pointu letton Hermans Egleskalns, révélation de la saison, parti désormais à Tours. «Quand on l’a pris, c’était un bon joueur, mais il a fait chez nous une saison exceptionnelle. Et c’était presque même une saison assez facile pour lui. Il n’avait aucune pression, une totale liberté au service et en attaque. Pour confirmer qu’il est un joueur incroyable, il doit encore faire, dans un autre contexte, une saison exceptionnelle», avise Mladen Kasic. Pour le remplacer, le coach niçois a porté son choix sur le puissant ukrainien, Vasyl Tupchii. Pour l’heure, la communication balbutie encore avec cet attaquant qui parle exclusivement russe et qui n’est pas encore totalement libéré. «On fait des signes de tête, mais ça va arriver», sourit le coach.

 

Même si le recrutement ne ronfle pas forcément, s’il est «peut-être un peu moins fort que l’an dernier», estime le coach, Nice a suivi des pistes intéressantes. Le troisième central de la sélection slovène, Danijel Koncilja, est un pari, mais le garçon a visiblement un gros potentiel. Le Tchèque Adam Bartos, déjà vu à Tours, connaît la Ligue AM, tout comme le libéro bulgare passé trois ans à Lyon, Vladislav Ivanov ou l’ancien réceptionneur-attaquant nantais, Lukas Demar. Et puis, il y a l’arrivée de Yoann Jaumel. L’an passé, sa pige automnale avait libéré les potentiels et les esprits. Le passeur français avait fait la soudure et donné une âme au groupe niçois. «Jaumel nous a sauvés l’année dernière. Il n’y avait pas de communication dans le groupe, c’est lui qui nous a ouvert les portes. Cette saison, on a un peu fait l’équipe autour de lui et j’espère qu’il va tenir le même rôle», raconte le technicien niçois.

 

En tout cas, depuis la reprise, le 21 août dernier, les premiers indices tendent à l’optimisme. Le coach a dix joueurs sous la main en ce début de préparation, bien plus que l’an dernier, et le groupe est réceptif. «On apprend à se connaître, mais pour l’instant, c’est plus facile que l’année dernière», note Mladen Kasic, qui ne va pas pousser le curseur plus haut que raisonnable pour autant. «On en a discuté avec mon président (Alain Griguer) : l’objectif redevient le même que l’an dernier. Pour moi, c’est le maintien. Il ne faut pas aller voir plus loin pour l’instant et nous faire plaisir. Il faut construire une équipe et après on verra jusqu’où on peut aller.» Qui sait, ce Nice-là partira peut-être aussi à la pêche aux gros…