Billetterie

Quimper, le nouveau cycle

le 30/08/2017
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

TOUR DE FRANCE DES CLUBS : QUIMPER (LAF)

Maintenu en LAF, malgré une avant-dernière place la saison passée, Quimper, qui a renouvelé président et entraîneur à l’intersaison, veut saisir l’opportunité et lancer un nouveau cycle.

 

Nichée au creux des mots, la petite peur est bien là. Forcément. Quimper repart en Ligue AF et c’est un peu comme un petit miracle. Car pour son retour dans l’élite du volley féminin la saison dernière, l’aventure sportive fut bien délicate. Avant-dernier de l’exercice régulier, le Quimper Volley 29 aurait dû, sportivement, redescendre illico. Mais il n’y eut qu’une seule montée et le club breton fut ainsi repêché ! L’aubaine est donc belle. Quimper le sait, ses nouveaux hommes forts aussi. «Repartir en LAF, c’était primordial pour continuer d’avancer. On a cette chance d’avoir été maintenu administrativement. Il faut saisir cette chance et continuer de construire sur les fondations. Faire en sorte que Quimper devienne incontournable en LAF», résume le nouvel entraîneur, Dominique Duvivier.

 

Le challenge est motivant. Mais il ne sera pas aisé pour un club qui entre dans la saison comme un nouvel explorateur. A sa direction, comme sur le banc, Quimper a deux nouveaux capitaines. A la présidence, Emmanuel Savin, un homme du sérail, a succédé à Didier Nicot, désireux de prendre un peu de recul après six années à tenir la fonction. Quant à l’antenne technique, elle sera désormais dirigée par Dominique Duvivier, assistant au VBN depuis huit ans et qui va endosser son premier costume de head coach en carrière. Un honneur dont il veut être digne, mais qui pèse évidemment son poids de responsabilité. «Je le prends avec beaucoup d’appréhension. Je suis un peu dans l’expectative. Coach principal et assistant, ce n’est pas la même pression, la même attente, le même rôle. J’ai beaucoup d’humilité par rapport à ce que je suis capable de faire et beaucoup de respect par rapport au travail fait par mes prédécesseurs à Quimper. Je suis le petit bizuth de la division et je vais me retrouver en face de staffs aguerris», reconnaît, avec une franche honnêteté, le technicien breton.

 

 

Mais, derrière la légitime boule au ventre, Dominique ne se voyait surtout pas décliner l’offre. Avec plus de 280 licenciés, Quimper est un terreau du volley français, le troisième club de LAF en nombre de licenciés, derrière le Stade Français et Nantes. «J’y vais avec beaucoup d’envie. C’est  une opportunité que je ne pouvais pas refuser. Il faut vivre des expériences, c’en est une, et je la vivrai avec beaucoup de passion et de motivation», dit-il. Surtout qu’elle s’inscrit à l’aube d’une nouvelle aventure pour le club finistérien. «C’est une ouverture sur un nouveau cycle», résume le technicien.

 

 

Il ne s’agit donc pas de brandir des rêves insensés. Quimper a d’abord l’ambition pratique : assurer un maintien en LAF, sportif cette fois, et poursuivre le travail de développement du club. C’est un premier pas, mais il est indispensable à toute grande marche future. «C’est la première demande des dirigeants : se maintenir sportivement», répète le coach, conscient que la fameuse dixième place risque d’être convoitée. Alors, plutôt que de l’envisager comme une planche de salut, l’entraîneur, avisé des choses de la LAF, a déjà fait ses petits calculs et préfère une cible chiffrée. «Pour moi, l’objectif c’est de faire 23 points. Il faut gagner sept matchs et advienne que pourra. Sur les six dernières saisons, pas une équipe à 23 points n’est descendue», a-t-il déjà noté.

 

 

Comme pour toutes les équipes aux moyens modestes, Quimper misera d’abord sur l’état d’esprit sans faille et la volonté farouche de ses filles. De l’an passé, cinq poursuivent leur chemin en Bretagne, dont la capitaine, Grace Carter. Côté recrutement, le coach a privilégié des joueuses qui avaient une certaine connaissance du terrain, enrôlant ainsi la passeuse espagnole, Maria José Corral Bouza, vue à Terville et Poitiers, la réceptionneuse-attaquante espagnole d’Evreux, Alba Sanchez, et une ancienne centrale tchèque de la maison, Pavla Duspivova. Avec neuf joueuses pros au lieu de dix l’an passé, il a joué la carte de la polyvalence dans le secteur offensif, avec la Slovaque Karin Palgutova, capable d’évoluer à la pointe et de tenir la réception. Un choix assumé qui peut lui offrir une diversité tactique intéressante en attaque, avec la présence dans ce registre de Kelly Oublié. «Les dirigeants m’ont fait entière confiance. J’ai fait signer les joueuses que je voulais faire signer. J’ai confiance dans le groupe avec lequel je vais travailler», souligne Dominique Duvivier, qui aura son groupe au complet demain pour le grand lancement de la saison.