Billetterie

Vandoeuvre tourne la page

le 25/08/2017
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TOUR DE FRANCE DES CLUBS : VANDOEUVRE NANCY (LAF)

Après une saison délicate, le club lorrain repart sur de nouvelles bases, avec un effectif remodelé à 70%. Si les ambitions demeurent sages, le VNVB espère poser la première pierre d’un édifice solide.

 

Longtemps, ce fut comme une petite fierté pour le président lorrain, Serge Raineri. Ici, à Vandoeuvre, on ne rue pas dans les brancards à la moindre contrariété, on n’envoie pas tout valser à la première secousse. Le VNVB s’est fait une belle et louable réputation dans le milieu, celle d’un club respectueux, qui préfère les longues histoires avec ses joueuses plutôt que les court-métrages. Ici, la continuité n’est pas un vilain mot, plutôt un «gage de bonne conduite», comme le soufflait justement le président à l’aube de la saison passée.

 

Seulement, tout a une fin et on ne peut étirer éternellement l’histoire. C’est peu ou prou ce que le nouveau coach lorrain, Radoslav Arsov a fait comprendre à ses dirigeants, à l’issue d’une saison dernière terminée à la 10e place, pour un maintien sans gloire. Arrivé à la tête d’une équipe qu’il n’avait pas totalement construite, l’ancien joueur bulgare de LAM a pris un an pour voir, pour observer, pour jauger. «Je retiens toujours les choses positives. C’était une saison assez compliquée. Quand je me suis engagé au club, un peu tard, celui-ci avait logiquement construit l’équipe à 50%. Moi j’ai ramené quelques coups de peinture au dernier moment. Les joueuses, humainement, ont été extraordinaires, elles ont gardé l’état d’esprit, la tête claire. Mais il manquait clairement de niveau volley», résume ainsi le coach.

 

 

Dans cette première saison d’exploration, il a fallu au club et au coach trouver la concorde, le point d’accord. Quelques mois pour se découvrir, avant que les choses, doucement, se mettent en place après Noël. «Ça a pris pas mal de temps, il fallait apprendre à se connaître avec le président. Savoir qui veut quoi, qui fait quoi. Il y a eu pas mal de discussions, mais après Noël, le club m’a donné complètement la confiance et les responsabilités du terrain. Il a bien compris que s’il voulait que les choses avancent, il fallait donner plus de possibilités, de pouvoir à l’entraîneur.»  

 

 

Pour sa deuxième saison, Radoslav a donc pris les choses du terrain en main et il a sacrément modifié les lignes. A la rentrée, l’équipe lorraine sera chamboulée à 70% ! Sept nouvelles joueuses arrivent, dans une tendance de rajeunissement de l’effectif et quelques audacieux paris sur l’avenir, avec notamment les signatures de deux jeunes Françaises à potentiel, la deuxième passeuse Adeline Aubry (18 ans) et la réceptionneuse-attaquante de l’IFVB, Bruna Peselj (18 ans). Même aux postes clés, l’idée est hardie, avec la jeune pointue, Nina Kocic (24 ans), deuxième marqueuse du championnat serbe l’an passé et une passeuse brésilo-polonaise de 25 ans, Rosane Maggioni, toutes deux jamais vues en LAF jusqu’ici. Des choix sportifs assumés mais aussi guidés par des possibilités financières non extensibles. «On s’est projeté sur le long terme, on a rajeuni le groupe. C’était une vraie volonté, mais avec notre budget, on ne peut pas non plus se permettre d’avoir de grosses joueuses», admet l’entraîneur.

 

 

Reste maintenant à mettre tout cela en musique. Radoslav sait bien qu’il faudra un peu de temps avant de trouver le bon tempo. «Il faudra être patient. Changer 70% de l’équipe, ce n’est pas évident. Le plus important pour moi, c’est de créer un nouveau groupe, lui donner de la confiance. Il n’y a que le collectif qui compte. On n’a pas d’individualités capables de gagner un match. A partir de là, on va essayer d’obtenir le meilleur de chacune d’elles», explique l’entraîneur, qui a entamé lundi la préparation, sans objectif précis assigné, mais avec le désir farouche de s’assurer un maintien paisible, au plus près des Play-Offs, voire en-dedans. «Si on entre en Play-Offs, la mission sera plus qu’accomplie. Mais le club ne va pas nous tuer non plus si on termine 9e», résume ainsi, dans un sourire, l’entraîneur lorrain.