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Ndoye, le défi permanent

le 04/08/2017
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Odette Ndoye ne s’est pas posée de l’année mais se régale d’un été chargé, entre l’aventure internationale avec les Bleues et l’horizon nantais, son nouveau challenge à la rentrée prochaine.

 

Elle n’a pas levé le nez, pas même donné un petit coup de patin. Et finalement, elle aime les choses comme ça, quand tout s’enchaîne, quand tout va vite. Tambour battant, ambition au vent, Odette Ndoye a cavalé toute l’année et elle en a repris une bonne dose tout l’été ! «En fait, quand je vois un ballon, je ne peux pas m’en empêcher, je suis attirée», se marre l’ex-Marianne du Stade Français. Après une saison parisienne intense, une parenthèse équipe de France longue comme un bras de rivière, de début mai à fin juillet sans pause ou presque, la réceptionneuse-attaquante française, rentrée il y a dix jours d’Australie après un joli World Grand Prix et à peine installée à Nantes, lieu de son prochain défi LAF, n’a rien trouvé de mieux à faire que… de repartir ! Encore. Au programme, un petit tournoi de beach-volley à Pornichet pour faire la maille avec les copines, Alexandra Rochelle et Juliette Fidon, puis un crochet «peinard» par… Taïwan avec l’équipe de France pour les Universiades !

 

Entre tout cela forcément, les day-off et les moments de calme sont rares. Mais Odette s’en moque un peu. Cet été, l’ex-apprentie de Sarcelles, où elle tapa ses premiers ballons de volley, a sacrément grandi. L’expérience au long cours en équipe de France, entre la déception des premiers jours et une belle touche finale en World Grand Prix G3 (3e du Final Four en Australie), fut autant de petits cailloux disséminés sur son chemin. «Ce que je retiens, c’est la vitesse à laquelle on a progressé. En deux mois, on est passé d’une non-qualification au championnat du monde à une quasi-finale de World Grand Prix. La progression m’a étonné mais ne m’a pas surprise tant que ça. C’est une équipe de France où il a été agréable de jouer, de s’entraîner avec les filles. A la fin, les automatismes, on les avait et ça partait aussi de l’ambiance à l’extérieur du terrain. C’est un groupe solidaire, qui vivait bien. C’est la plus belle chose qu’on ait faite ensemble», résume-t-elle.

 

Reste maintenant à ce jeune groupe France, désormais emmené par Félix André, à acquérir de l’expérience et multiplier les confrontations face aux meilleures pour se tanner le cuir. Ensuite, Odette en est persuadée, de beaux jours suivront. «L’avenir de ce groupe France, je le vois bien. On a passé une étape, on s’est fait une toute petite place. Il manque de l’expérience en termes de jeu, de compétition internationale. Mais déjà, on en sort grandi, maintenant on connait un peu plus», estime la future joueuse du VBN, certaine, à titre personnelle, d’avoir déjà amassé de belles richesses. «Moi, c’est sûre, en tant que joueuse, je repars grandie», assure-t-elle.

 

Nantes et son entraîneur, Sylvain Quinquis, se réjouissent évidemment de récupérer l’ancienne Marianne sur une telle dynamique. On aurait pensé qu’Odette, de retour chez elle en 2016, à Paris, auprès de sa famille et ses amis, aurait eu envie de se poser, de s’ancrer sur du long terme au SF Paris Saint-Cloud. Mais elle a finalement préféré relever un autre challenge en Loire-Atlantique. «Il n’est pas facile de concilier volley, famille, amis et pour cela cette année a été dure car même si j’étais à Paris, je ne voyais pas tant que ça ma famille. Je me suis rendu compte, qu’en revenant à Paris, finalement, je n’avais pas plus d’avantages au niveau familial. Quoi qu’il en soit, mon expérience à Paris a été enrichissante. Stjin (Morand) m’a appris pas mal de choses, mais je préfère tenter l’aventure ailleurs. Et puis, Nantes n’est qu’à trois heures de Paris», explique Odette.

 

Cette joueuse véloce est incontestablement une femme de défi. En partant à Nantes, club également ambitieux mais porté par un tout autre engouement populaire qu’à Paris, Odette Ndoye sait qu’elle devra se faire une place, comme ce fut le cas à Paris, où la réceptionneuse-attaquante devint vite indiscutable dans le six de base. Mais c’est justement bien là le genre de bagarre qu’elle aime ! «Nantes a des objectifs assez forts. Je pense pouvoir apporter quelque chose. Je ne pense pas que je serai titulaire au début, ce sera à moi de prouver, mais ce n’est pas plus mal. J’aime bien pouvoir me dire que l’entraîneur a besoin de moi. A moi de me bagarrer pour ça et progresser sur mon volley. A Paris, je me suis battue et j’ai travaillé dur pour être finalement titulaire. Parfois ce n’est pas plus mal de puiser au fond de soi pour prouver des choses. J’aime ces challenges -là», avoue Odette, pas encore posée sur les bords de l’Erdre, mais déjà sacrément motivée.