Billetterie

Cannes, à l’ombre pour reconstruire

le 15/06/2017
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

Relégué en Ligue BM, l’AS Cannes veut vite retrouver la LAM. Mais beaucoup d’autres sont candidats, dans un championnat qui s’annonce, cette année encore, dense et disputé.

 

Le coup de massue a fait mal, forcément. C’était le 6 mai dernier, salle Pierre de Coubertin à Paris. L’AS Cannes y était venu, un peu sur la pointe des pieds, pour sauver l’essentiel, sa peau en Ligue AM, après s’être sorti jusqu’ici des pièges tendus par les affamés de Ligue BM. Elle avait l’envie, la conviction, mais guère de certitudes, après avoir passé une saison dans l’inconstance, les défaites d’un rien, mais les défaites quand même. Rennes ce jour-là, sans concession, l’a projetée en Ligue BM, pour prendre, au mérite, sa place en Ligue AM. «C’est un match, à l’image de notre saison, on n’est pas loin, mais jamais vraiment là. Maintenant, il ne faut plus s’apitoyer, il faut reconstruire, rebâtir en Ligue BM», avait souligné, sitôt la défaite encaissée, l’entraîneur cannois, Arnaud Josserand.

 

Cannes est donc désormais devant un autre défi. A l’ombre des grands, le club du bord de mer doit entretenir la flamme et le désir, avec comme horizon, inévitablement, la Ligue AM, pour ce club historique du volley français. Il a perdu quelques noms, des socles, tels que Pierre Pujol et Emmanuel Ragondet, illustres sages de la maison. Mais il a conservé un noyau de vaillants (Kral, D’Almeida, Zass, Farjaudon) et quelques jeunes flèches, Quentin Rossard et Benjamin Diez notamment. Déjà, l’équipe prend forme, avec les arrivées actées du réceptionneur-attaquant brésilien, Daniel Maciel, du central américain, Antwain Aguillard et du passeur de l’ASUL, Raphaël Corre.

 

Mais Cannes ne sera pas seul à vouloir la tête. Narbonne, d’abord, lui aussi sorti de la Ligue AM, mais bien plus tôt dans la saison, mènera la bataille, avec notamment deux hommes d’expérience, le central brésilien, Andre-Luiz Radke, venu de Montpellier et le polyvalent attaquant autrichien, Philip Schneider, vu à Poitiers l’an passé. Nancy, grand animateur de la saison régulière LBM, avait fléchi dès le premier tour en Play-Offs face au Plessis-Robinson au printemps dernier. Le club lorrain, qui a perdu Romain Deveze et Glenn Tuifua partis à Saint-Nazaire, mais enregistré l’arrivée du libéro nantais Théo Morillon, aimerait, cette fois, pousser le curseur un peu plus loin. Orange, souvent difficile à manœuvrer l’an passé, est allé très vite pour constituer son puzzle 2017-2018. Il a puisé dans le vivier Ligue BM, avec Hugo Lecat (Tourcoing), Ryan Utia et Mark McGivern (Lyon), mais le club du Vaucluse est aussi allé chercher au-delà, avec les recrutements des réceptionneur-attaquants Tomi Rumpunen et Nenad Sormaz, d’un passeur canadien, Jared Krause, du central serbe, Dusan Lopar et du pointu suédois, Fredrik Gustavsson. De son côté, Lyon compense ses pertes avec les arrivées du passeur serbe Luka Cubrillo (Saint-Quentin), du central Nicolas Gardien (Nancy), et du réceptionneur/attaquant canadien Bryan Fraser. Cambrai et Martigues demeurent plus discrets malgré l'annonce des arrivées du canadien Jordan OR à Cambrai et de Sébastien Ducange (Nantes Rezé) à Martigues. Le Plessis-Robinson, pétillant demi-finaliste, est lui aussi discret sur le marché, mais il a prolongé son axe majeur, passeur-pointu, Jérémy Audric-Faïpule Kolokilagi, et c’est déjà un très joli coup !

 

L’autre demi-finaliste, Saint-Nazaire, a réalisé une saison remarquable et enthousiasmante pour son retour en Ligue BM. L’idée est donc d’emprunter la même voie cette année et de garder l’unité du groupe. En plus des deux recrues nancéiennes (Deveze et Tuifua), le club nazairien a aussi enrôlé un central brésilien, Pedro Reck. Saint-Quentin, à l’inverse, chamboule tout, après une saison manquée (avant-dernier). L’équipe des Hauts-de-France change d’entraîneur avec Claude Roghe et fait dans le cosmopolite avec un passeur ukrainien, Dmytro Shlomin, un pointu polonais, Jaroslaw Lech, un réceptionneur danois, Philip Ozari et un central australien, Graham Beau ! Avignon, le promu, fait en revanche confiance à ses hommes de la montée et prend son temps pour se renforcer, même s’il a déjà accueilli le jeune réceptionneur-attaquant montpelliérain, Gauthier Bonnefoy.