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Rennes attend son heure

le 29/04/2017
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Finaliste malheureux en LBM et en Coupe de France la saison dernière, Rennes revient à Coubertin pour y jouer la montée en Ligue AM et veut croire que son  heure est enfin arrivée.

 

 

Ce ne fut pas la grande cavalcade de l’an passé, les ravages en gros sur toutes les terres de France. Une saison régulière éblouissante, terminée en matador avec 17 points d’avance sur le deuxième Nice, loin, très loin devant tout le monde. Cette année, Rennes n’a pas écrasé la concurrence. Toujours en haut, il a parfois avancé dans le rude, pioché un tantinet, comme en fin d’exercice régulier, laissant à Tourcoing l’extase d’une montée en Ligue AM sans passer par la case Play-Offs, privilège et récompense non prévus au règlement la saison précédente. Au grand dam des Bretons.

 

Mais pour avoir souffert un peu plus que l’an dernier, pour avoir dû batailler pour retrouver un fond de jeu et une efficacité collective en Play-Offs, Rennes veut croire que ce sont des signes de bonne fortune. Comme si, depuis trois ans et la relégation en Ligue BM en 2014, tout devait s’acquérir dans le dur et rien ne serait donné au Rennes Volley 35. Après une saison passée à dominer pour finalement perdre deux finales (championnat et Coupe de France) au tie-break et sortir les mains vides, Rennes arrive cette fois à Coubertin dans l’humble posture du challenger qui rêve de renverser l’AS Cannes et s’offrir enfin une belle sortie. «On perd deux titres pour quatre points l’an passé. Ce n’est rien. C’est aussi une question de chance. On a eu des hauts et des bas cette année, on a ramé, on s’est battus, chacun a mis beaucoup du sien pour atteindre cet objectif. On rentre dans un match sans être favori, ça change un peu les données sur le plan mental. On va y rentrer sans grosse tête, avec ambition et humilité. Je n’ai pas de formule magique, mais je me dis qu’il y a quand même une justice dans le sport. J’espère que c’est la bonne finale, la bonne année pour nous», relate l’entraîneur rennais, Nikola Matijasevic.

 

En face, Cannes a beaucoup à jouer aussi évidemment. Le club azuréen est en mission survie et avec les Pujol, Kral ou Ragondet, il a les joueurs de vécu indispensables pour appréhender comme il faut ce genre d’évènement. Nikola le sait bien, mais il préfère mettre en avant le sursaut de ses joueurs depuis le début de Play-Offs, quitte à masquer les petites plaies ici ou là, notamment au poste de central où la blessure du Seychellois Rodney Ken Ah-Kong est très préjudiciable. «On a perdu un joueur solide. On a deux jeunes derrière Gérald (Hardy-Dessources) qui fait une grosse saison. Mais ce qui me ravit d’abord, c’est que depuis un mois et demi et la résolution de quelques problèmes internes, tout le monde au club tire dans le même sens. Je trouve l’équipe beaucoup plus soudée, appliquée, sereine. Il y a eu de l’amélioration dans le jeu et l’état d’esprit», admet le coach, qui n’avait pas beaucoup bouleversé son effectif à l’intersaison et misent sur l’esprit de rébellion des présents à Coubertin l’an passé. «Ils peuvent utiliser ce match comme une revanche, dire à tout le monde : «On vaut plus que ça, on n’est pas des petits bras !»

 

Même s’ils ont évolué dans deux divisions différentes, les deux clubs se sont néanmoins déjà croisés une fois cette saison, en Coupe de France. Cannes l’avait emporté à Rennes (1-3). Mais à l’heure de jouer une finale pour une place en Ligue AM, cela ne veut pas dire grand-chose. En tout cas, les Bretons s’affairent, le travail vidéo bat son plein et les entrainements seront fixés toute la semaine au plus près de l’horaire du match samedi (14 h 30). «Il faut maintenir la pression, l’engagement, le travail et habituer les organismes à l’heure du match», confie Nikola Matijasevic. Pour Rennes, cette année, tout est une question de timing visiblement. Et les Bretons veulent croire que, cette fois, leur heure est arrivée…