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«Bien sûr que l’on y croit !»

le 14/04/2017
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Promu en LBM en début de saison et aujourd’hui qualifié pour les demi-finales des Play-Offs, Saint-Nazaire et son entraîneur, Gilles Gosselin, savourent l’instant et ne pensent qu’à prolonger le plaisir le plus longtemps possible.

 

 

- Gilles, quel est le sentiment qui domine aujourd’hui ?

C’est beaucoup de fierté. Le club a toujours fonctionné avec des objectifs intermédiaires. Cette année, le premier objectif était de se maintenir, le 2e, accrocher cette 8e place qualificative pour les Play-Offs. On a fait mieux en finissant 5e. Et en Play-Offs, l’idée était de bousculer cette équipe de Cambrai, qui était dans une grosse dynamique sur la fin de la saison régulière. Donc oui, je suis fier du parcours et du travail accompli par l’équipe, par le club et ses 80 bénévoles, ce public fabuleux, hors norme. Avec en plus une équipe très jeune qui a su emmagasiner du vécu commun, qui s’est forgée une grande force de caractère, en ayant joué beaucoup de tie-break à la maison, que l’on a tous gagnés, excepté celui face à Tourcoing. Evidemment, il y a aussi un sentiment de plaisir.

 

- Comment avez-vous vécu ce quart de finale retour face à Cambrai ?

C’est un match incroyable, où on a plutôt bien démarré, on a été très vite en place tactiquement. On gagne les deux premiers sets, on redémarre bien le 3e, on mène 23-21, on a une balle de match à 24-23 et derrière on perd le set 26-24. A ce moment, on prend un petit coup sur la tête. Cambrai a un gros niveau de service et au 4e, nous, on est un peu dans le dur. Dans le 5e set, Cambrai mène 7-1, avec une grosse série de Yannick Bazin, mais on s’accroche, on revient, on a quatre balles de match, on en sauve une aussi, et au final on gagne 19-17 ! En fait, l’histoire de ce match a montré qu’on était déterminé et jamais abattu. On y croit jusqu’au bout.

 

- Qu’est ce qui fait la réussite de Saint-Nazaire finalement ?

Pour un joueur de volley, un entraîneur, le contexte dans lequel vous évoluez est important. Et ici, il est hyper propice à bien travailler. Il y a un engouement, sans pression démentielle, les bénévoles et le club font un gros travail. L’atmosphère à l’intérieur de l’équipe est positive. Qu’il soit américain, canadien, de Toulouse, de Martinique, de Guadeloupe, de Wallis et Futuna, l’objectif c’est que tous les gars deviennent Nazairiens ! Il y a une vraie entente et les joueurs sont travailleurs. Ils ont pris de la confiance au fur et à mesure des semaines. On a su progresser en tant qu’équipe sur l’organisation collective. Les joueurs ont appris à être disciplinés, à faire confiance aux partenaires. C’est cette confiance mutuelle les uns envers les autres, cet engagement, cette discipline qui font la réussite. En tant qu’entraîneur, c’est un vrai régal de voir ces gars-là collés à ce qu’on leur demande. Ce sont des bons mecs.

 

- Vous avez été «invité» en Ligue BM fin juillet, alors que vous n’étiez pas qualifié sportivement au départ ! Vous espériez un tel parcours ?

Oui et non. Non, dans le sens où on est resté humble et on ne se voyait pas du tout en arriver là, en demi-finale. En revanche, j’étais convaincu que les joueurs qui composaient cet effectif avaient une vraie capacité de progression et de vraies qualités individuelles. C’étaient des joueurs à qui il fallait faire confiance. Après, il y a la dynamique des résultats, la bonne gestion des pépins physiques et le fait que tous les joueurs ont eu leur chance. Dans cette équipe, il n’y a pas de statut. Les joueurs de 20 ans ont eu du temps de jeu et des responsabilités.

 

- Comment rester serein maintenant et éviter l’euphorie pour la suite ?

On est un club avec un environnement positif. On vit notre aventure à fond mais les joueurs, s’ils sont ambitieux, ne se prennent pas pour d’autres. On voit cela très sereinement. La seule pression que l’on se met c’est d’être engagé, déterminé, avec un investissement sans faille. Maintenant on est en demie et ce que l’on voit d’abord, c’est que l’on va avoir la chance de jouer encore un match à la maison ! Après bien sûr que l’on y croit ! Mais la seule euphorie est liée au plaisir qu’on a d’évoluer ensemble et de communier avec notre public. Notre saison est plus que réussie mais on ne se fixe pas de limite. Si on peut faire durer le plaisir plus longtemps, on sera hyper heureux, mais il n’y a pas d’emballement.

 

- En vous levant ou en vous rasant, vous ne pensez pas un tout petit peu à l’accession en Ligue AM désormais ?

Honnêtement, si je dis que je ne l’envisage pas, on va dire que je manque d’ambition et si je dis que je l’envisage on va dire il se croit déjà arrivé ! C’est ni l’un, ni l’autre en fait. On a juste envie que l’aventure dure le plus longtemps possible. On est heureux d’avoir l’opportunité de jouer une demi-finale et on ne voit pas plus loin.