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« On veut réussir à gagner cette Ligue ! »

le 22/02/2017
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Arrivé à l’intersaison, le nouvel entraîneur du Cannet, Carlo Parisi (56 ans), découvre la LAF avec ambition. Même s’il admet que Mulhouse et Béziers sont pour l’heure un cran au-dessus, il sait que les Play-Offs sont une autre histoire.

 

- Pourquoi avez-vous fait le choix de la France et du Cannet en particulier l’été dernier ?

- La réponse est simple : quand le président m’a appelé, honnêtement, je n’avais pas beaucoup d’autres opportunités. En Italie, tous les bancs étaient pleins et pas mal d’autres championnats, comme la Pologne par exemple, connaissent des problèmes financiers. L’Azerbaïdjan (il entraînait à Bakou l’an passé) est aussi dans une situation difficile. Au final, j’ai donc choisi ce challenge. J’ai dit ok au président car c’était une bonne opportunité de découvrir et travailler dans un autre championnat.

 

- Vous avez beaucoup d’expérience, vous avez longtemps entraîné le prestigieux club italien, Busto Arsizio. Le Cannet, c’est un tout autre challenge ?

- Oui, mais le volley, c’est le volley ! Le niveau en France est sans doute un peu moins élevé qu’en Italie. Mais ce n’est pas important pour moi. Je suis là pour travailler et pour apporter mon expérience au club, à l’équipe. C’est vraiment un challenge intéressant pour moi. L’approche à l’entraînement, l’attitude, c’est un peu différent de ce que j’ai connu en Italie. J’aime travailler beaucoup et c’est vrai que parfois, ici, c’est un peu difficile d’avoir toute l’attention longtemps à l’entraînement. Non pas parce que les joueuses ne veulent pas, mais parce que les méthodes de travail sont différentes et que je demande des choses qui, ici, ne se font pas naturellement. Pour se connecter avec  les  joueuses, ce n’est pas toujours facile. Mais j’aime bien, je travaille bien ici et le club m’a mis dans de très bonnes dispositions pour avancer.

 

- Vous avez construit une équipe très jeune, un peu inexpérimentée. Etait-ce une volonté de votre part ?

- Quand je suis arrivé au Cannet, certains choix étaient déjà faits mais ce n’était pas un problème pour moi. J’aime jouer avec les jeunes joueuses, comme je l’ai fait à Busto sur les trois, quatre dernières années. C’est intéressant de travailler avec de jeunes joueuses, de les voir progresser. Ici, pour beaucoup effectivement, c’est leur première expérience importante et parfois quand vous jouez sous la pression, sans expérience, ce n’est pas simple. Il faut savoir être patient et accepter les erreurs. C’est mon travail et je fais cela avec beaucoup de passion. Maintenant, on verra où cela nous emmènera …  

 

- Vous avez signé pour trois ans, Le Cannet est actuellement quatrième de LAF. Quels sont vos objectifs avec cette équipe ?

- On veut progresser, réussir à gagner cette Ligue ! Je ne sais pas si ce sera possible cette année, car l’adversité est très forte. Jusqu’à maintenant, Mulhouse, Béziers ont une marche d’avance sur nous. Le fossé n’est pas immense entre elles et nous, mais il est là. On essaie jour après jour de le réduire, d’apporter un peu plus de caractère à cette équipe. Après, en Play-Offs, c’est un autre championnat, la mentalité est totalement différente. Mon expérience me fait dire que les Play-Offs, c’est souvent une autre histoire.

 

- Le Cannet est beaucoup porté par Alexandra Lazic (4e marqueuse du championnat avec 293 pts) en attaque. Que pouvez-vous dire sur elle ?

- C’est la première année qu’elle joue vraiment comme une joueuse importante. A Cannes, c’était un peu différent. Ici, au Cannet, elle a des responsabilités et elle les tient. Mais c’est aussi important de trouver un bon équilibre en attaque. Seule, elle ne pourra pas résoudre tous les problèmes. Le Cannet a besoin de Lazic, mais Lazic a besoin de l’équipe ! Elle est jeune, c’est un moment important dans sa carrière. Elle progresse marche après marche.

 

- Quelles sont les points forts et les points faibles de votre équipe ?

- Comme je l’ai dit, on est jeune et parfois la pression nous écrase un peu. Sur ces moments difficiles, c’est compliqué de travailler, de changer des choses. On perd un peu notre potentiel sous la nervosité. On n’est pas non plus une équipe qui défend beaucoup. Mais on travaille sur la relation bloc-défense et contre-attaque. J’aime les équipes avec beaucoup d’organisation. Avec cette équipe, ce n’est pas facile mais jour après jour, notre travail d’organisation est meilleur, même si on peut progresser encore dans ce domaine. Mais cette équipe a un bon potentiel. En attaque, individuellement, il y a vraiment des choses intéressantes et certaines joueuses ont de grandes qualités.

 

- En Play-Offs, Le Cannet peut-il créer la surprise ?

On travaille pour ça ! On verra à la fin de  la saison régulière où on se situe par rapport aux autres. Aujourd’hui, on est 4e et Cannes 5e. Si c’est le classement de la fin de la saison régulière, ce sera une belle bagarre !  Mais on veut ça, une belle bataille sous pression.  Car si tu joues sans pression, c’est que tu ne joues pas de choses importantes.