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Druenne, l’ambition à la nantaise

le 18/02/2017
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Pièce maîtresse du VBN, la jeune attaquante Clémentine Druenne revient à son meilleur niveau depuis quelques semaines après un mois de décembre gâché par une blessure. Elle veut croire que c’est peut-être enfin l’année de Nantes.

 

Il y a du sourire dans la voix, une envie d’aller voir plus loin, de creuser le beau sillon que le VBN est en train de tracer depuis le début de la saison. Voilà des semaines que la dynamique est nantaise, que les filles de Sylvain Quinquis compilent, enfilent les succès comme de jolies perles. Et ce n’est pas le revers concédé à domicile samedi dernier face à Paris (2-3), le premier faux pas du club en 2017, qui va tasser le plaisir et égratigner la confiance accumulée jusqu’ici. «On a perdu mais quand même pris un point», prend soin de noter Clémentine Druenne, tout juste 23 ans, mais fille du cru, bouille historique du club, qui entame en Loire-Atlantique sa sixième saison. «On a fait du bon boulot jusqu’ici, on a gagné des matchs importants. C’est une très bonne saison, on joue très bien ensemble. On est vraiment une équipe et on n’avait pas vraiment ça l’an dernier. Collectivement, c’est vraiment une très bonne année», assure l’étudiante en école de kiné, diplômée l’an prochain si tout va bien, tout comme sa compère du filet, la jeune centrale Marion Gauthier-Rat !

 

Au plus près des sommets, à la bagarre avec Mulhouse et Béziers pour la pole en Play-Offs, avant un choc grisant ce soir en terre cannoise, face au toujours grand RC Cannes, l’internationale française se sent bien. Visiblement. Et pourtant, elle n’a pas eu la saison facile. Début décembre, une infection broncho-pulmonaire lui a fêlé une côte, à force de tousser. «Ça lui a gâché son mois de décembre alors qu’on était en plein dedans», raconte son coach, sylvain Quinquis. Résultat, six semaines sans volley, sans jeu, mais l’envie perpétuelle d’être là, à l’entraînement, pour quelques exercices physiques et surtout ce besoin de rester au contact des coéquipières, de l’équipe. «Ça fait du bien de sentir que le groupe a toujours confiance en vous, qu’il vous soutient. La confiance, c’est 50% du niveau de jeu», estime Clémentine, élevée au volley par un bon sang familial, qui tapait à 6 ans ses premières balles sur les plages touquettoises et qui fit vite son choix, après un seul cours de tennis, quelques tours de piste d’athlé et une incursion peu convaincante dans le monde de la danse !

 

Depuis trois semaines, Clémentine a retrouvé sa place de titulaire, à la pointe du jeu nantais pour l’instant, elle qui peut alterner avec la même justesse et la même efficacité les postes de pointue ou de réceptionneuse-attaquante. «Ça fait quasiment trois ans que nos pointues se blessent et maintenant, je me sens plus à l’aise à ce poste-là, car je suis libérée de la réception. C’est une pression en moins et je m’amuse bien à la pointe !», remarque-t-elle. Pour Sylvain Quinquis en tout cas, sa polyvalence est une aubaine, une pierre précieuse sur le chemin d’une gloire éventuelle. «C’est une joueuse capable de scorer, très positive, passionnée par son sport, qui amène beaucoup d’énergie. Elle a un gros impact physique, elle est puissante et c’est capital de savoir que je peux l’utiliser sur deux postes. Elle n’est pas encore à son rendement total, elle doit perfectionner son bloc notamment. Elle peut encore monter en puissance sur cette fin de saison et je compte énormément sur elle», résume son entraîneur.

 

En tout cas, Clémentine a désormais le regard au ciel et elle veut à tout prix en chasser définitivement les nuages du passé. Symbole de la montée en puissance du VBN, la joueuse de l’équipe de France a aussi vécu les trois finales perdues en trois ans par le club nantais. Aujourd’hui encore, l’entaille n’est pas totalement cicatrisée. «Ce sont des moments extraordinaires à vivre, mais c’est dur de perdre ces matchs-là», avoue-t-elle. «Je ne suis pas la seule à avoir vécu cela et on a tous envie d’aller chercher cette finale et de la gagner. Mais pour l’instant, assurons déjà notre objectif qui est la place européenne et le Top 4. Ensuite, il sera temps de discuter, de revoir nos objectifs à la hausse.» Mais ce qui est déjà certain, c’est que pour Nantes et Clémentine, l’ambition n’est aujourd’hui plus un secret…