«Un plaisir de coacher cette équipe»

le 31/01/2017
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Quatrième de Ligue BM, Cambrai montre un bel état d’esprit et réussit pour l’instant sa saison. Et son coach, Gabriel Denys, n’a pas non plus abandonné la poursuite, derrière le trio de leaders, Rennes, Nancy et Tourcoing.

 

- Gabriel, quel regard portez-vous sur ces deux premiers tiers de championnat ?

On savait tous que le championnat de Ligue BM allait être très homogène, très dense. Beaucoup d’équipes ont bien recruté, constitué des effectifs solides. Avec pour tous un point prioritaire, assurer le maintien, mais aussi un autre objectif pour beaucoup, participer aux Play-Offs, qui est l’objectif ici, à Cambrai. Avec un effectif reconstruit à 70%, on a dû travailler pas mal de choses, pas mal d’automatismes en début de saison. On est montés en puissance au fur et à mesure, après deux premiers matchs un peu poussifs. On a réussi à travailler ensemble, à trouver plus d’automatismes dans le jeu, dans les relations.

 

- Avec cette quatrième place actuelle au classement, vous êtes donc dans les clous ?

On a réussi à prendre les points pratiquement à chaque fois que l’occasion s’est présentée, en y mettant du contenu, de la qualité dans des secteurs de jeu qui étaient à travailler en début de saison. C’est bon signe, ça veut dire qu’on avance. C’est une satisfaction pour nous au quotidien et pour le club également. Sur ces deux premiers tiers de saison, c’est donc plutôt positif, plutôt satisfaisant. Outre que le groupe vit bien, la ligne de conduite est respectée en termes d’objectif et d’évolution collective.

 

- Comment vit-on un championnat où les trois équipes de tête semblent au-dessus du lot ? Avec l’envie d’aller les chercher ou bien l’objectif de protéger ses arrières ?

C’est un peu des deux en fait. On va recevoir ces trois équipes (Rennes, Nancy et Tourcoing) sur la phase retour. L’objectif est d’aller les titiller, d’aller chercher ce genre de match-là. Après, c’est mathématique, si on prend des points contre eux, ça nous permettrait de rester en haut au classement. Ce sont des gros matchs, des gros challenges, à la maison, devant notre public ! Ce sont des matchs intéressants à jouer, sympas pour les joueurs. Pour nous, quels que soient les adversaires, il faut arriver à saisir les occasions qui se présentent, à condition de produire de la qualité. Ce challenge induit qu’il faille au moins rester à notre place, la 4e. Après, même si ces trois équipes semblent être au-dessus du lot, on a envie de s’immiscer, d’aller les titiller.

 

- Dans ce contexte, la victoire à Orange samedi dernier (1-3) est très importante ?

Oui, car c’est un adversaire direct, comme l’est Saint-Nazaire que l’on reçoit samedi. Ce sont des matchs importants dans l’optique du classement. Saint-Nazaire est juste trois points derrière nous, c’est rien du tout. On doit être concentrés. Quelle que soit l’équipe adverse, c’est un combat en Ligue BM. On l’a vu avec Rennes qui a perdu au Plessis Robinson le week-end dernier. Sur chaque week-end, il faut joueur au minimum à son meilleur niveau pour aller chercher des points. Chaque journée, c’est difficile, compliqué. On fera les comptes le 1er avril à la fin de la saison régulière. Mais pour l’instant, c’est tout un groupe à féliciter. Depuis le tout début de la saison, il est dans cet état d’esprit, de compétition.

 

- Après une saison délicate à Nancy, vous avez retrouvé un peu de plaisir à Cambrai ?

Le plaisir était toujours là, d’entraîner, de gérer un groupe, un championnat, une «compet». Mais c’est sûr qu’il n’y a que la victoire qui te donne cette confiance. C’est forcément plaisant quand tu gagnes. C’est le cas cette année avec un groupe qui vit bien ensemble, dans un club, avec un président, des gens qui sont proches, qui nous mettent dans les meilleures conditions. C’est un plaisir de coacher cette équipe, ce groupe, ces joueurs, dans un contexte comme celui du club de Cambrai, familial, et où tout est réuni pour réussir.

 

- Vous avez pas mal axé votre recrutement en jouant sur la connivence, les connaissances entre joueurs, à l’image du binôme passeur-pointu, Bazin-Alpha. A l’arrivée, c’était un bon choix ?

C’est clair que ça a été un élément important et un gain de temps en début de saison. Mais au-delà du sportif, c’était aussi intéressant pour moi, au niveau des personnalités, avec des gens qui pouvaient échanger, qui avaient déjà vécu ensemble. Le fait d’aller chercher un binôme c’était intéressant sur le terrain et en dehors. Et ce qui me plait, c’est que les autres joueurs qui ne se connaissaient pas se sont vite intégrés, se sont mis dans le rythme. Quand tu as deux, trois joueurs qui montrent l’exemple, le reste suit. Et cette connivence, sur et en dehors du terrain, marche bien. Dans la gestion, la construction d’un groupe c’est important. On sait que le groupe va faire ce qu’il faut dans les moments difficiles.