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Brice Donat : «De l’audace et un peu de folie»

le 28/01/2017
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Cinquième de LAM après un joli succès sur Paris hier soir (3-1), Poitiers réussit son début d’année 2017, dans la foulée de son attaquant de pointe, Nimir Abdel Aziz, de plus en plus efficace à son poste.

 

- La victoire d’hier face à Paris qui restait sur sept succès consécutifs, est une belle performance !

C’était le défi que l’on s’était donné. On a fait une excellente semaine d’entraînement. Tout le monde a été présent et je n’ai pas arrêté toute la semaine de répéter que Paris était une grosse équipe et que c’était pour nous un gros challenge. On savait qu’il y aurait du monde, on avait à cœur de faire bonne figure et rendre aux supporters ce qu’ils nous donnent à chaque match. Je pense que l’on a dominé Paris au niveau du service-réception. On essaie de mettre la pression sur l’adversaire avec une grosse prise de risque au service. Hier on a touché, freiné, beaucoup de ballons. On était toujours ou souvent présents en bloc formé. C’était la tactique mise en place. Le fait de les freiner a sans doute gêné Nuno Pinheiro pour distribuer le jeu comme il voulait.

 

- Ce succès est-il révélateur de votre bonne forme sur ce début d’année 2017 (10 points sur 12) ?

C’est vrai que depuis un mois, on arrive à gérer les situations difficiles, à être bon dans les temps faibles et Nimir (Abdel Aziz) commence à diversifier ses coups, à être de plus en plus performant. Il n’est plus seulement sur le haut, fort ou droit, il commence à varier, diagonale, roulette, block-out etc... La relation avec les passeurs se met aussi en place doucement, la réception est excellente et nous permet de varier notre jeu, Eldin (Demirovic) est en train de bien revenir et nous amène son énergie positive après sa grosse blessure à la cheville il y a un an. Mais même quand on était moins bien en novembre, quand on perdait des matchs, on ne lâchait rien, ça se jouait à pas grand-chose, deux, trois détails, quelques ballons mal négociés. Mais quand tu es dans une spirale négative, les ballons ne tombent pas pour toi. Mais on n’a pas paniqué, on s’est réfugié dans le contenu, dans le travail, plutôt que dans le résultat immédiat. Là, les choses commencent à se mettre en place et les petits détails sont un peu plus en notre faveur. C’est en train de prendre forme. 

 

- Vous avez fait preuve de pas mal d’audace en confiant le poste de pointu à Nimir Abdel Aziz, qui était l’an passé votre passeur, en replaçant Frédéric Barais au poste de libéro ! C’était de vraies prises de risque non ?

J’étais certain d’une chose : que Nimir avait la possibilité d’être très fort sur un match à ce poste. Mais je n’avais pas de garantie sur une saison entière. Là, ce qui me surprend, c’est qu’en plus d’être bon et de plus en plus fort de match en match dans la variété de ses coups, c’est qu’il est régulier. Il y a peu de match, de set, où il passe au travers ! Au poste de libéro, Fred aussi fait une excellente saison. Il a enlevé de sa tête la frustration qui pouvait exister en passant de réceptionneur-attaquant à libéro. Libéro, tu ne peux plus servir ni attaquer, te libérer en frappant dans la balle à certains moments du match. Mais il est passé au-delà de ça aujourd’hui. On raisonne bien sûr en termes d’objectif collectif, mais j’ai voulu aussi mettre des objectifs individuels pour chaque joueur. C’est bien d’avoir des petits objectifs, des petits challenges pour que tout le monde reste mobilisé toute l’année. Même dans les défaites, les joueurs évoluent. Tout ça nous permet de rester dans le rythme avec de l’audace et un peu de folie.

 

- Vous avez récemment signé Bozidar Cuk pour pallier le départ de Nemanja Jakovljevic. Quand sera-t-il qualifié ?

Normalement, il devrait être qualifié pour le match de Toulouse la semaine prochaine. Maintenant que ce soit lui ou Superman, ça ne changera pas le groupe. Notre force c’est le groupe, l’équipe. Là, on apporte simplement une rotation supplémentaire. On n’attend pas Zorro !

 

- Cinquième, Poitiers est en tout cas pleinement dans la course aux Play-Offs ?

Oui, mais aujourd’hui, on est encore très loin de l’objectif fixé ! Tout le monde dans ce championnat peut prétendre aux Play-Offs. On est assoiffé de victoires, de résultats, mais à un moment il faut aussi que les choses se posent et se calment. On est dans un championnat de haut niveau. Là, en étant 5e à sept matchs de la fin, le parcours est plutôt positif pour notre jeune club. Car si on a un nom, il ne faut pas oublier que l’on reste un jeune club. Maintenant, il fut stabiliser tout ça, maintenir le rythme.

 

- Un jeune club qui peut en tout cas compter sur un public historique qui ne vous a jamais lâché ?

C’est une des forces vives de ce club. Ici, c’est une salle pleine, engagée. Et même dans des moments difficiles, dans les défaites, ils sont là, nous soutiennent. C’est en grande partie pour eux qu’on se bat à 10 000% ! Il y a aussi des partenaires fidèles qui nous accompagnent. Tout cela, ce sont des choses qui nous font penser que l’on peut avoir un bel avenir.