Billetterie

Mulhouse ne joue pas la star

le 24/01/2017
'.$actu->_Identite['LibelleActualite'].'

A l’image de sa pointue française, Maëva Orlé, impliquée et précieuse dans le groupe mulhousien, l’ASPTT, nouveau leader LAF, mise sur la cohésion et l’unité pour voir grand.

 

 

En prenant le week-end dernier les commandes de la LAF, Mulhouse ne s’est pas grisé. Bien sûr, il y a eu de la joie, des petits bonds de cabri, des sourires aussi, mais, si belle soit-elle, cette petite joie de l’instant, n’était finalement qu’une étape. Aux trousses de Béziers depuis le début de la saison, Mulhouse se pose là aujourd’hui, avec une seule idée en tête, celle d’y rester. «Notre leitmotiv était de rattraper Béziers. La première place est là, maintenant il faut la garder», convient Magali Magail, l’entraîneur alsacien. «On construit notre succès. On doit apprendre chaque jour et les joueuses sont très motivées. Le championnat est plus ouvert que jamais, tout le monde veut aller chercher un titre.»

 

Mulhouse est donc en tête de meute désormais. Et l’ASPTT a visiblement l’état d’esprit et la conviction qui collent parfaitement aux plus grands projets. A l’image de sa pointue, Maëva Orlé. A 25 ans, l’ancienne centrale du Cannet, devenue attaquante de pointe depuis moins de trois ans, semble passer un cap cette saison. Dans le jeu d’abord, où, avec le temps et les situations, elle apprivoise de mieux en mieux les postures et les subtilités de son nouveau poste. Mais aussi dans l’attitude, l’approche de la fonction et de son sport. Pour sa coach, Maëva est en train de faire quelques pas en avant. «Maëva a grandi. Elle a évolué depuis deux ans sur l’état d’esprit et la place qu’elle devait occuper dans le groupe. Avant, c’était une joueuse plus centrée sur elle-même. Maintenant elle pense à l’équipe et c’est ce qui la fait grandir. C’est important de franchir cette étape-là. Elle apprend aussi à me connaître et pour moi, l’équipe est plus importante que chacune des joueuses. C’est une valeur fondamentale dans le sport collectif. Et je pense qu’elle a évolué grâce à cela», avance Magali.

 

Auteur de 19 points face à Vandoeuvre le week-end dernier (156 points sur la saison, 14e marqueuse), Maëva Orlé fut précieuse dans le succès de l’ASPTT, au même titre que Daly  Santana, Bojana Markovic ou la jeune libéro française de 20 ans, Léa Soldner. A Mulhouse, personne n’est mis sur un piédestal. «On n’a pas de star et c’est ce qui fait la force de notre équipe», assure le coach. Et Maëva, qui débuta le volley à 11 ans au Plessis-Robinson, qui remporta la Coupe de France avec Le Cannet en 2015, se fond dans ce groupe talentueux avec un peu plus d’aisance chaque jour. Elle y met l’engagement et la foi qu’il faut, et s’accommode de la flopée de ballons «moisis» ou mal ajustés qu’une attaquante de pointe reçoit et doit savoir bonifier. «Le rôle de pointue, c’est accepter de recevoir 80% de mauvaises balles, alors que quand on est central, on ne reçoit souvent que des bons ballons. Maëva a progressé dans la gestion des situations minimales», estime Magali. «Jouer à la pointe, tenir ce rôle de secours, ça m’a toujours intéressée», convenait Maëva l’an passé. 

 

En club, mais aussi en équipe de France, où elle redevient centrale pour la patrie, Maëva s’investit pleinement. Chez les Bleues désormais, elle tient un rôle prépondérant dans l’accompagnement et l’éclosion de la jeune génération, elle s’ouvre et s’étoffe pour le bien du collectif. Ce qui n’était pas vraiment dans son ADN au premier temps de son explosion au plus haut niveau du volley féminin français. «Ça devient une joueuse qui montre la voie et qui montre l’exemple. Ce qui n’était pas dans ses habitudes avant. Elle prend son rôle à cœur. En équipe de France, elle essaye de transmettre, de guider. Je l’entends aux temps-morts ! Pour moi, ça c’est un grand pas», exprime Magali, en coiffant pour le coup sa casquette de sélectionneuse. Mais que ce fut à Mulhouse ou en équipe de France, elle est en tout cas un coach ravi de voir que Maëva a bien grandi…