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« Titiller les gros bras »

le 21/12/2016
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Deuxième de Ligue BM après deux mois de championnat, le club lorrain du président, Bertrand BARBIER, est à la lutte avec Rennes et Tourcoing, les deux favoris annoncés à la remontée en Ligue AM.

 

 

- M. BARBIER, Nancy vient de battre Tourcoing et Rennes en une semaine, ce sont forcément des victoires significatives et des signaux très positifs pour la suite ?

- C’est sûr que ce sont des signaux intéressants. Ce qui est déterminant dans ce bon début de saison, c’est vraiment le recrutement de Dario (Dukic, le coach). Il a une vraie connexion avec les joueurs, ça nous amène de gros avantages. Il est par exemple très ami avec Mladen Majdak. Je pense que s’il n’y a pas Dario, Mladen ne serait pas venu. On a essayé de faire un recrutement avec le peu de moyens que nous avons. On sent une vraie cohésion dans le groupe. Sur chaque poste, on a le bon joueur au bon endroit.

 

- Ces deux succès changent-ils vos ambitions ? La remontée peut-elle devenir un objectif cette saison ?

- Pour l’instant,  ça ne change pas les objectifs du club, qui sont de viser les Play-Offs. Quand on regarde le banc de Rennes, de Tourcoing et le nôtre, on voit une sacrée différence. Aujourd’hui, on a un central remplaçant et un réceptionneur-attaquant remplaçant et c’est tout. Pour cela, on ne peut pas se permettre de dire que l’on vise la montée parce qu’on vient de battre les deux ténors. On va continuer de prendre les matchs et les victoires au fur et à mesure pour nous stabiliser dans les quatre, cinq premiers.

 

- Ce début de saison permet en tout cas d’engranger encore un peu plus de confiance ?

- C’est un groupe qui avait quelques certitudes au départ. Les victoires à Lyon, à Martigues en ont apporté un peu plus et c’est évident que les deux derniers succès sont bien ressentis (sourire) ! Il y a eu un gros travail en préparation, les gars n’ont pas chômé ! J’avais annoncé il y a quinze jours que ces deux confrontations nous permettraient de savoir un peu plus où on en était. Là, on sait où on en est. Ça renforce la confiance des joueurs qui se disent qu’ils peuvent venir titiller les gros bras et pourquoi pas faire partie des gros bras. Le mental est là et on voit bien que pour déstabiliser l’équipe, la bouger, il faut y aller.

 

- C’est un discours de candidat à la montée ça !

- Automatiquement, tout le monde l’a un peu en tête, mais on est encore un petit peu loin là. Depuis le début du championnat, on nous avait annoncés comme une équipe dangereuse et on voit bien que les équipes veulent «se farcir» Nancy. Et ça va être encore plus le cas maintenant. 

 

- Comment avez-vous vécu la saison dernière, la première de l’histoire du club en Ligue AM, mais manquée sportivement ?

-  Ce fut une excellente saison, avec plein de choses mises en place au niveau du club ! On a augmenté le partenariat privé, on s’est professionnalisé dans tous les secteurs. On n’a pas vécu la saison de Ligue AM comme quelque chose de négatif bien au contraire, même si sur le terrain, c’était compliqué, avec des joueurs pas au niveau, une équipe qui a très vite baissé les bras et un entraîneur avec qui ça ne collait pas. Mais à l’arrivée, pour le club, c’est une belle expérience. Et ça n’a pas plombé l’ambiance. On continue à avancer, à progresser et on veut s’inscrire comme un club qui compte dans l’Hexagone.

 

- Le choix du coach, Dario Dukic, première expérience d’entraîneur chez les  pros, était audacieux. Pourquoi ça marche aujourd’hui ?

- C’était un pari oui. On l‘avait déjà approché l’année dernière. Dario a une certaine légitimité, par son expérience, son parcours de joueur, sa vision du jeu. Il a été joueur de haut niveau longtemps. Je le vois préparer les  matchs, les plans de jeu, il a une vraie culture du travail, il déteste perdre. Les joueurs se disent : «On a dégusté en août, mais les résultats sont là.» Dario, c’est un gueulard, mais il a une vraie convivialité, un état d’esprit très sportif. Il n’y a pas d’ironie, pas de sous-entendu, c’est franc et honnête.

 

- Et puis il y a la formidable saison du pointu, Mladen Majdak. Ce n’était pas votre premier choix mais à l’arrivée, c’est une belle pioche !

- Ce sont les aléas du volley. Vous faites des choix sur des joueurs et puis la signature n’intervient pas. C’est vrai qu’on n’était pas du tout parti sur ce joueur-là. Quand Tupchii se blesse en juin, on se retrouve à chercher un pointu. Dario a joué avec Mladen, il le connaît bien, ils sont amis et c’est lui qui le fait venir. Il n’est plus tout jeune (35 ans), mais c’est un gaillard qui a fait des scores de folie en Ligue AM. Il est gaucher, il a l’expérience, un gros charisme et un mental de folie.  On ne savait pas que ce serait si pertinent mais on savait qu’il aurait sa place ici.