Un œil sur Jan Hadrava

le 08/03/2016
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L’attaquant tchèque de Nantes Rezé, actuel troisième marqueur de LAM, poursuit plusieurs objectifs cette année : les Play-Offs avec son club et les J.O. de Beach à Rio cet été.

 

Il est à la pointe de tous les combats. À 24 ans, Jan Hadrava a les rêves au large et les espoirs aux quatre vents. De Nantes aux plages de Rio l’été prochain, le Tchèque a des envies tous azimuts. Saisonnier en club, à Nantes Rezé, et beach-volleyeur l’été avec son compère de sable,  Premsyl Kubala, Jan mène une double vie. Mais le puissant attaquant gaucher fait les choses dans l’ordre et vise chaque horizon en son temps.

Petit-fils de volleyeur et fils de Milan, ancien international de volley et joueur de Nationale 1 française, à Cannes et à Poitiers, avant de devenir entraîneur-joueur à Vannes, en toute fin de carrière, Jan n’est pas tombé loin de l’arbre familial forcément. Après avoir tâté cinq ou six sports, c’est presque logiquement qu’il est venu au volley, en France et dans les pas paternels. «J’ai commencé le volley à Vannes, en benjamin», se souvient-il dans un Français quasi parfait, qu’il a commencé à parler en CP puis en CM2 et en 6e, des classes qu’il a suivies en France au gré des pérégrinations sportives de son père.

 

Depuis deux saisons, c’est donc à Nantes que Jan fait tomber les balles. Extrêmement constant depuis le début de la saison (pas un match à moins de dix points), le Tchèque occupe actuellement la troisième place des marqueurs de LAM avec 417 points. Dans la course pour la gagne, il «zyeute» forcément le classement en douce, même s’il affirme que cela ne lui importe pas plus que cela. «Bien sûr, je regarde ce classement, c’est chouette d’y être en bonne place. Mais ce n’est pas le plus important, ce n’est pas mon but d’être meilleur marqueur. Mon objectif c’est d’aller en Play-Offs et de me sentir bien sur le terrain», affirme-t-il.

 

A cinq journées de la fin de la saison régulière, les deux objectifs sont tout à fait réalisables. Actuellement huitième, Nantes Rezé est toujours du bon côté de la barrière, malgré une défaite cinglante à Beauvais le week-end dernier (3-1). «On a mal joué, excepté le deuxième set, et on a complètement explosé ensuite dans le 4e. Il faut vite oublier ce match et gagner contre Narbonne à la maison», balaie le Tchèque francophile. Quant à son entrain sur le terrain, il est évident et le résultat est bien plus probant que la saison passée, où Jan Hadrava a eu à appréhender un championnat qu’il découvrait, depuis un poste de réceptionneur-attaquant qui n’était pas le sien ! «Ce fut une année difficile pour moi, pas une saison classique en tout cas. Maintenant, on a stabilisé tout ça. Chacun a son rôle, il le connaît et sait ce qu’il a à faire», explique-t-il. Si ces ajustements ont pu être mis en place, c’est notamment grâce à la connivence qui lie le coach tchèque, Martin Demar, à son joueur. Les deux hommes se connaissent depuis longtemps et l’entraîneur a même rapatrié cette saison, à la maison nantaise, son fils Matyas, ami d’enfance et ancien coéquipier de Jan Hadrava ! «Je me sens plus libre dans mes choix, j’ai la confiance de l’entraîneur, je connais mieux les adversaires», apprécie le pointu nantais.

 

Bien dans son rôle, Jan a étoffé son jeu, dynamisé son service et accru sa présence au contre. La panoplie complète de l’attaquant, qui veut désormais emmener Nantes Rezé en Play-Offs et gommer définitivement la saison 2014-2015 manquée. «Il nous faut ces points qui vont nous pousser en Play-Offs !», s’exclame-t-il. «Après, dans ce championnat très serré, on ne sait jamais ce qu’il peut se passer.»

Ensuite, il sera temps alors de poser les orteils dans le sable. Pas pour la flânerie, mais bien pour entamer au soleil une deuxième saison. Le rendez-vous vaut des merveilles. Avec son partenaire, Premsyl Kubala, le pointu nantais va disputer la cinquième étape de la Continental Cup, avec les J.O. au bout du tournoi pour la doublette gagnante ! «Ce serait grandiose de participer aux Jeux. C’est le rêve de tout sportif et un tel honneur. Pour moi, ce serait la première fois», raconte Jan, avec des frissons dans la voix. Troisième aux Jeux Européens de Bakou l’an passé, la paire tchèque a des atouts mais elle n’aura pas le temps de préparation des spécialistes du genre. «Il faudra donc pousser encore plus haut. Mais c’est ce que je recherche : m’améliorer dans tous les domaines, pour devenir meilleur». Et, qui sait, voir Rio l’été prochain…