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La présidence au féminin
La présidence au féminin
le 05/02/2016

Elles sont quatre femmes à présider à la destinée de quatre clubs de LAF : Cannes, Saint-Raphaël, Chamalières et Nantes. Leur énergie, leurs convictions et leur engagement sont sans faille.

 

Elles n’ont pas les mêmes vies, pas les mêmes angoisses, pas les mêmes bonheurs non plus. Anny Courtade a connu tant de grandes joies en vingt-six ans passées à la tête du RC Cannes que le simple fait de ne pas être lassée relève presque de l’exploit. Elle est la figure du club, elle en incarne la légende, le succès, la droiture et la rigueur, à l’image de la chef d’entreprise reconnue qu’elle est. «26 ans, c’est une vie. Il n’y a aucune différence de compétence à ce poste entre un homme et une femme. On motive les troupes comme on le fait en entreprise avec ses collaborateurs. Il y a beaucoup de similitudes, des valeurs communes. Il y a une relation d’écoute mais une rigueur dans les objectifs. Je mets les moyens mais je veux des résultats», explique la grande dame du RC Cannes. 

Evidemment, Mylène Toubani-Bardet est à mille lieues de ce type de discours. A la tête de Chamalières, modeste promu dans l’élite, depuis huit mois seulement, l’ancienne joueuse n’a pas les mêmes ambitions, ni les mêmes visées pour son club. Elle apprivoise son rôle avec candeur et ce désir, avant tout, de réunir le volley féminin d’Auvergne autour de valeurs simples et familiales. «Je dirais que c’est un atout d’être présidente pour fédérer autour du sport féminin. Mon bureau directeur est quasiment exclusivement féminin et on cherche vraiment à jouer sur la touche féminine, aussi bien sur le terrain, que sur le projet humain global. Il y a un esprit convivial, familial, nos anciennes joueuses restent au club. On veut qu’elles sentent bien ici, qu’elles y vieillissent», sourit la présidente des «Black Panthères», dont le club organise le 5 mars prochain, à l’occasion du match contre Vandoeuvre Nancy, une journée de la femme, avec entrée gratuite, ateliers bien-être et relooking, entre autres, pour ces dames !

 

Si, à l’occasion des quatre saisons du sport féminin, ce week-end les femmes sont un peu plus mises en avant, cela semble un peu illusoire. Car le reste du temps, la vérité est que rien n’est simple pour faire vivre le sport féminin dans leur clocher respectif. Monique Bernard, la pétillante présidente de Nantes, s’est réjouie de l’engouement autour des derniers matchs à domicile de ses filles, de cette communion sans fard et sincère avec le public, de ce plaisir intense lors de la qualification des Nantaises pour la finale de la Coupe de France en début de semaine. Mais le plaisir est fugace et ne reflète pas vraiment la réalité au long cours d’une saison quand on est présidente d’un club pro de volley féminin. «Je n’ai jamais ressenti que c’était un frein d’être une femme à la présidence. La vraie difficulté, c’est d’être président d’un sport féminin. C’est une telle débauche d’énergie à l’année pour attirer des partenaires, pour être considéré. Pendant 24 h, on nous connaît bien, mais après, on nous oublie très vite», explique Monique Bernard*.

 

Mais ces dames ne trichent pas. Elles dirigent avec sérieux, application, conviction et ambition quatre clubs de Ligue A Féminine à la gestion saine, même si parfois, sous la vague, l’esquif tangue un peu. A l’ombre du rugby et de l’ASM, Chamalières paraît bien gracile. Mais il met quand même 4109 personnes à la Maison des Sports de Clermont-Ferrand le 16 janvier dernier contre Le Cannet ! «C’est une vraie fierté. Notre combat est un défi. On est fragile mais une affluence comme celle-ci crédibilise notre projet», affirme Mylène Toubani-Bardet. Et puis, quand il faut ressentir ou dire les choses, ces dames présidentes ont aussi quelques atouts. «Déjà, l’avantage que l’on a, c’est que l’on peut rentrer dans les vestiaires !», sourit Christine Girod, présidente de Saint-Raphaël. «Quand on a à intervenir, on a plus de facilités. Il y a du respect, une barrière qui s’établit, une légitimité. Si j’ai quelque chose à dire aux joueuses, à l’entraîneur, je les réunis de la même manière que le ferait un homme président. Quand une femme s’engage dans quelque chose, elle ne lâche pas comme ça !»

En près de trente ans, Anny Courtade n’a pas beaucoup élevé le ton. Elle a souvent fait confiance à son intuition et le RC Cannes a beaucoup gagné. « Ça m’est peu arrivé de devoir faire des mises au point. Souvent, une femme ressent les choses de façon plus intuitive», estime-t-elle. Et ainsi, ces dames de pouvoir peuvent-elles désamorcer les problèmes avant qu’ils ne surgissent et présider à la destinée de leur club avec une jolie pointe de féminité… 

 

 

*Notons que cette année le CSA a décidé d'étendre le dispositif des "24h du sport féminin" en "les 4 saisons du sport féminin" précisément pour valoriser tout au long de l'année le sport féminin à travers 4 temps forts. Pour plus de précisions, cliquez ici

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Pts MJ G P
1.  Ajaccio 0 0 0 0
2.  AS Cannes 0 0 0 0
3.  Chaumont 0 0 0 0
4.  Montpellier 0 0 0 0
5.  Nantes Rezé 0 0 0 0
6.  Narbonne 0 0 0 0
7.  Nice 0 0 0 0
8.  Paris 0 0 0 0

9.  Poitiers 0 0 0 0
10.  Sète 0 0 0 0

11.  Toulouse 0 0 0 0
12.  Tours 0 0 0 0