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Paris

le 15/10/2015
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Défait par Tours en finale pour la troisième fois d’affilée, le Paris Volley veut positiver et se dire qu’il n’est aujourd’hui plus très loin.

 

Si la brume ne s’est pas complètement levée, si la frustration d’un triste printemps ne s’est pas totalement dissipée, l’horizon du Paris Volley semble clair. La finale perdue (3-2) en mai dernier, face à Tours, n’est toujours pas enterrée par six pieds sous terre, mais Dorian Rougeyron, le coach parisien, en a désormais une autre approche. Paris a passé le stade de la fulmination, des trois balles de matches non converties et du titre qui lui frôla, un instant, le bout des doigts. «Forcément à chaud, on sort frustré et déçu de cette finale. C’est vrai que l’on était très près. C’est vrai qu’il y a une faute d’arbitrage, mais ce n’est pas uniquement ça qui nous fait perdre. Il faut que l’on apprenne de cette finale. Faire en sorte que cela n’arrive plus, que les choses ne dépendent que de nous. Cette finale perdue doit être un levier de motivation pour la saison qui arrive», commente le jeune coach parisien.

Paris a donc ôté ses habits d’infortune pour repartir frais et dispo dans une saison qu’il serait réducteur et erroné de simplement résumer à un duel Paris – Tours. «C’est un championnat homogène, les équipes font des recrutements intelligents et il y a peu d’écart. Il ne faut pas se focaliser sur Tours. On peut gagner et perdre contre n’importe qui», estime le technicien francilien. Et si, quand bien même, l’histoire venait à se répéter et proposer un nouveau duel au sommet entre Parisiens et Tourangeaux, le Paris Volley n’en ferait pas un complexe, malgré le passif des trois dernières années. «Il n’y a pas d’infériorité psychologique qui puisse s’installer. Toutes les finales, on ne les a pas abordées en tant que favori, mais de la première à la dernière, on a senti que l’écart se réduisait. On sent qu’on se rapproche. On ne fait pas de complexe d’infériorité. On est sur le bon chemin, ça va finir par passer», prédit l’entraîneur parisien.

Pour cela, Paris devra réussir la transition. À l’intersaison, le staff parisien a vu partir son axe majeur, Hernan-Gjorgiev, perdant ainsi l’un des meilleurs passeurs de la Ligue AM et l’attaquant désigné MVP l’an passé ! Une entaille sévère, délicate à suturer. «C’est compliqué car les joueurs dont on parle, au-delà d’être de très bons joueurs, ont aussi de grosses qualités humaines et avaient chez nous un rôle moteur dans le vestiaire. C’est sûr que ce n’est pas facile de les voir partir», convient l’homme de banc du Paris Volley, qui a misé sur le passeur toulousain, Davide Saitta (1,88 m, 28 ans) et sur le pointu slovène, référencé comme l’un des meilleurs serveurs au monde, Mitja Gasparini (2,01 m, 31 ans) pour enclencher une nouvelle dynamique. C’est d’ailleurs dans cette optique de conserver une grosse qualité de service et renforcer le block que Paris accueille aussi l’un de ses «bourreaux» tourangeaux du printemps dernier, le Canadien, Nicholas Hoag (2,01 m, 23 ans). Pour l’aider aussi à chasser définitivement les mauvais souvenirs…