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Rossard : « Content d’être là »

le 28/08/2014
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A quelques jours du championnat du monde en Pologne, Nicolas Rossard savoure les moments qu'il passe avec l'équipe de France. Le libéro de Sète est heureux de faire partie d'un projet ambitieux.

Nicolas, comment vous sentez-vous à quelques jours de ce Championnat du monde ?

Bien. On a envie d’y être. On est motivés. On a eu trois jours de repos après le stage en Bulgarie, on a vraiment hâte de commencer la compétition. On n’attend que ça. On a passé une semaine à l’Insep pour peaufiner les derniers détails. Le gros travail physique a été fait début août, pour récupérer de la Ligue Mondiale et se préparer pour le Championnat du monde. On est prêts.
 

La fraîcheur physique sera capitale dans cette compétition…

C’est sûr. On va jouer beaucoup de matchs : cinq dans la première phase, et si on passe il y en aura quatre autres. Ce qui est bien c’est que les joueurs qui ont participé à la Ligue Mondiale ont eu une grosse coupure de trois semaines, qui a fait du bien à tout le monde, notamment mentalement. Il y a eu de la déception après la défaite en finale contre l’Australie (lors du Final Four de la Ligue Mondiale, ndlr). Mais le groupe est reparti vers l’avant. L’objectif, c’est d’aller chercher un podium. Tout le monde travaille dans le même sens. C’est ce qui fait la force de ce groupe. On est tous ambitieux.
 

Et on sent que le groupe a beaucoup d’envie…

C’est super. J’ai intégré cette équipe en décembre. Je connaissais beaucoup de joueurs pour avoir évolué avec eux dans les équipes de France de jeune. On n’a pas changé. On rigole bien entre nous. Tout le monde s’entend bien. Il n’y a pas de petits groupes d’anciens ou de jeunes. Ça chambre beaucoup, mais c’est de bonne guerre, et ça nous booste à l’entraînement. Quand on est dans un groupe où tout le monde s’entend super bien, on a envie de se battre pour l’autre.
 

Avez-vous été "bizuté" à votre arrivée en sélection ?

J’ai eu droit à ma chanson, en décembre. J’ai chanté du Tryo. Je ne suis pas le plus jeune en âge, mais peut-être le plus jeune en nombre de sélections avec Yoann Jaumel (Ajaccio). En tout cas, je suis super content de participer à cet évènement. Les plus beaux Championnats du monde, à mon avis, ils ont lieu au Brésil et en Pologne. C’est vraiment un beau sport là-bas.

"Je pense qu’on a vraiment LE groupe pour faire quelque chose"
 

Quelle est votre place dans le groupe ?

Je suis en concurrence avec Jenia (Grebennikov). Mais je suis déjà très content d’être ici. Même si c’était pour être ramasseur de balles, je serais content d’aller en Pologne. Les entraînements se passent super bien avec Jenia. On a fait beaucoup de tournois ensemble, on a déjà été en concurrence en jeunes, on s’est souvent affrontés. Moi, je grignote. Tout ce qu’on peut me donner, je prends. M’entraîner avec ces joueurs de haut niveau, ça me fait progresser.
 

L’objectif du groupe, c’est le podium ?

Oui, c’est clair. On a envie que le volley soit un peu plus médiatisé, un peu plus reconnu en France. On a un groupe qui a fait de gros résultats en jeunes, on a été champions d’Europe juniors, cadets, troisièmes au Championnat du monde cadets. On n’est pas passé loin de sortir d’une poule de la mort au Championnat du monde juniors. Et c’est pareil pour la génération d’en-dessous de nous. On est jeunes, mais on arrive à maturité. On manque peut-être encore un peu d’expérience. Mais l’objectif est clair, c’est de se qualifier pour les Jeux Olympiques. Et ça passera par une médaille dans les deux prochaines compétitions. On y croit vraiment. Si tout se passe bien, notre équipe est là pour encore trois-quatre ans. C’est un projet à long terme, qu’on a débuté l’année dernière à l’Euro où on perd en quarts de finale contre une grosse équipe russe. Il nous reste encore un cap à passer sur les matchs importants. Mais on est prêts. Je pense qu’on a vraiment LE groupe pour faire quelque chose, même si on est dans une poule de la mort (Porto Rico, Italie, Etats-Unis, Iran, Belgique).
 

Où situez-vous le cap à franchir ? Mentalement, techniquement, physiquement ?

Physiquement, on va toujours être limité. On va jouer beaucoup de matchs, la fatigue va se faire ressentir. Et quand tu fais 1,90m et pas 2,10m, tu dois tout le temps être à 100%. C’est là où le mental va être très important. Il ne faudra rien lâcher, et avoir cette mentalité qu’on a aux entraînements, à chaque rendez-vous.
 

Dernière question, il a failli y avoir deux Rossard dans cette équipe de France…

Oui, je suis un peu déçu pour Thibault. Mais il est un peu plus jeune que moi encore (21 ans depuis ce jeudi, ndlr). C’était sa première sélection cette année. Je suis content qu’il ait été appelé. C’est quelqu’un que je connais bien, depuis très longtemps (rires). Samuele (Tuia) a été préféré à Thibault pour ses qualités physiques, et pour son expérience. Mais je ne me fais pas de souci pour Thibault. J’espère qu’il va réaliser une super saison avec Toulouse, et qu’il aura la chance de s’exprimer l’année prochaine.