Billetterie

Braun : « La première fois qu’on dépasse Cannes »

le 11/07/2014
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Mulhouse fait partie des deux clubs professionnels, avec Tours, à avoir obtenu un Label club 3*, délivré par la commission Label LNV. Joint par téléphone, Daniel Braun, le président de l’ASPTT, savoure.
 

Daniel, Mulhouse est le seul club de LAF à avoir obtenu son Label club 3*, c’est on imagine une grande satisfaction pour vous ?
C’est la première fois qu’on dépasse Cannes, j’espère que ça se traduira sur le plan sportif aussi (rires).  Plus sérieusement, c’est très bien de se retrouver seul club féminin avec un Label 3*. Cela donne une image professionnelle, de sérieux, de travail et garantissant une certaine pérennité. Cela conforte la nécessité qu’on a eu depuis plusieurs années de bien structurer le club, cela démontre tout le travail qui a été fait. C’est vraiment une bonne chose. On a passé pas mal de temps sur le sujet en essayant de le faire le plus sérieusement possible. C’est le résultat d’un travail qui a été fait par les équipes dirigeantes et les bénévoles pour structurer le club sur les différents critères. Il y a 668 critères, c’est un travail de fond qui a été fait, qui couvre l’ensemble des caractéristiques d’un club.
 

Parmi ces critères, 393 concernent le jour du match…
Oui, cela représente 56% des points. C’est l’élément central. On mesure le travail qui a été fait depuis quelques années sur l’organisation les jours du match, sur le plan logistique, la communication qui va autour, le travail des bénévoles, les salons VIP, la reconnaissance du public invité par les joueuses aussi… Après, certains clubs sont plus favorisés que d’autres, quand par exemple vous avez un beau Palais des Sports comme celui de Mulhouse avec des espaces que vous pouvez dédier à des salons VIP. C’est la reconnaissance de l’outil que la collectivité met à notre disposition.

 

Ce Palais des Sports est donc un sacré atout pour Mulhouse…
L’outil nous a aidés, les spectateurs aussi. On est passé du gymnase Montaigne (650 personnes) au Palais des Sports (3500). Il a fallu le remplir. A l’époque l’équipe dirigeante avait énormément travaillé pour attirer le plus de monde possible. Quand vous n’avez plus une place de libre en demi-finales de Coupe d’Europe, c’est extraordinaire. L’outil, il faut bien l’utiliser. Il faut arriver à faire venir du monde, et il faut mobiliser entre 40 et 60 bénévoles chaque jour de match. Le nombre de bénévoles nécessaires est proportionnel au nombre de spectateurs que vous devez servir. C’est un système hyper bien rodé, chacun sait ce qu’il a à faire, il y a des équipes dédiées. Avant, chaque personne faisait un peu de tout. J’en profite pour remercier tous les bénévoles, ce Label est la reconnaissance de leur travail et de leur engagement.

 

L’objectif de Mulhouse à présent est de viser le Label club 4* ?
On va y travailler. On a un projet plus global à moyen terme, et ce Label 4* en fera partie. Il faut qu’il intègre un projet global.
 

Quels sont les critères sur lesquels vous devez encore travailler ?
Un point très important, c’est la promotion et la commercialisation. Cela représente 189 critères,  26% des points. Sur la billetterie, et l’animation, on a encore des progrès à faire, c’est là-dessus qu’on va encore travailler. On a pu sentir une certaine désaffection du public sur la fin de saison passée. Sinon, il y a toujours des leviers de progrès. Mais il y a des choses qu’on peut difficilement faire. Il y a un certain nombre de points qui nécessitent d’avoir une salle dédiée, et co-marquée en dur sur les dimensions du terrain de volley. Ça, ce n’est simplement pas possible, c’est une salle partagée entre le volley-ball, le handball et le basket. Il y a beaucoup de marquage de terrains par terre. C’est difficilement accessible.

Crédit photo: Site internet de l'ASPTT Mulhouse