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Ravva : « 50% de chances que j’arrête »

le 09/05/2014
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C’est pourtant loin d’être son premier titre, mais Victoria Ravva a versé quelques larmes après la victoire de Cannes face à Nantes en finale de la Ligue AF. Et pour cause, la centrale "historique" du Racing a peut-être disputé son dernier match.

 

Victoria, un mot sur cette finale. Vous avez sans doute vu le vrai visage de Nantes…

C’était beaucoup mieux qu’en Coupe de France. Elles étaient mieux préparées, elles avaient plus de rage, plus d’envie. Au deuxième set, elles nous ont vraiment mis en difficulté. Mais on a plus d’expérience que cette équipe, et on a mieux négocié la fin de set. Et au troisième set, ce n’était pas facile. Mais on ne les a pas laissées revenir.

 

Etait-ce votre match d’adieux ?

Je ne sais pas. Tout le monde me pose la question. C’est vrai que j’ai ressenti beaucoup d’émotion. Pas seulement pour ça, mais aussi parce que j’ai eu beaucoup de problèmes de santé cette saison. Ce match, je l’ai vécu comme si c’était mon dernier. Il y a 50% de chances que je revienne, 50% que j’arrête. Donc c’était beaucoup d’émotion, d’autant qu’il y a aussi plusieurs joueuses qui s’en vont, des amies, des copines, qui sont dans mon cœur. On était toutes très émues.

 

Pourriez-vous intégrer l’équipe dirigeante du RC Cannes ?

On a déjà une présidente qui remplit très bien ce rôle. Personne n’a envie qu’elle parte, moi je veux qu’elle reste ici pendant des années ! Mais travailler pour le club, ça me ferait plaisir. Pour l’instant, on n’a jamais discuté de cela. Je veux d’abord régler mes problèmes de santé, j’ai encore un an de contrat. Si j’ai la possibilité de continuer à travailler pour le club, ce sera mon plus grand bonheur.

 

C’est uniquement le physique qui pourrait vous pousser à arrêter ? L’envie est toujours là ?

L’envie est toujours là, bien sûr. Et même beaucoup plus qu’avant ! Je sais qu’il ne me reste pas beaucoup de temps pour jouer, l’envie est vraiment immense. Par contre, j’ai de gros problèmes physiques cette année. Je n’étais pas sûr de pouvoir revenir. Je remercie Dieu, qui m’a permis de revenir. Et je remercie les médecins, les préparateurs physiques qui m’ont permis d’être là aujourd’hui et de finir, peut-être, ou pas, ma carrière sur un terrain.