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Paes : « Une finale, ça se joue avec le cœur »

le 06/05/2014
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Déjà vainqueur de la Coupe de France, Tours va défendre son titre de champion de France face au Paris Volley, jeudi, lors de la finale de Ligue AM. Mais pour Mauricio Paes, le TVB, privé de son passeur Nuno Pinheiro, ne partira pas favori dans cette rencontre.
 

Mauricio, c’est une nouvelle finale entre Paris et Tours, après celle de la Ligue AM l’an passé et celle de la Coupe de France cette saison. Décidément, vous ne vous quittez plus…

Les deux équipes se connaissent très bien. Ils nous ont souvent vu jouer, que ce soit en championnat, en Ligue des champions, ou en Coupe de France. On s’est affronté déjà trois fois cette saison. En fin de saison, tout le monde connaît tout le monde. Mais c’est une finale. Ça se joue aussi avec l’émotion, le cœur, avec la passion. Il y a d’autres ingrédients qui viennent s’ajouter.
 

Vous êtes tenants du titre, invaincus depuis février, vous avez battu Paris en Coupe de France. Le favori, c’est vous ?

Non, je ne pense pas. Sur les trois rencontres disputées contre Paris, il n’y a une qu’une seule fois où les deux équipes étaient au complet, c’était en Coupe de France. Et maintenant, nous avons une équipe un peu différente, parce que Nuno Pinheiro ne peut plus jouer avec nous cette année. Pour Paris, c’est une autre analyse qu’ils devront faire, parce que le jeu sera différent. Ce n’est pas vraiment une revanche, c’est un autre combat qui commence. En plus, Paris jouera à Paris, même si ce n’est pas vraiment leur salle (la finale aura lieu à la Halle-Carpentier, ndlr). Je vois vraiment un match très équilibré. Paris est très en forme, ils ont montré beaucoup de valeur contre Ajaccio. C’est au moins du 50-50, je leur donnerais même un petit avantage, et ce n’est pas de la langue de bois. Cela fait plus longtemps qu’ils sont en train de travailler avec l’équipe qu’ils vont aligner sur le terrain jeudi. Nous, on était en train de construire une dynamique. Mais avec la blessure de Nuno, on revient à construire quelque chose d’autre.
 

L’important, pour votre équipe, c’est donc d’intégrer Maxime Dillies dans le plan de jeu ?

Max est déjà rentré plusieurs fois cette saison et il a surtout joué tout le match retour à Chaumont, en demi-finale. On a gagné 3-1 là-bas, il a très, très bien tenu. Le problème, ce n’est pas de gérer Max. Le problème, c’est que le temps de travail que l’on avait mis en place pour arriver en play-offs et en finale avec une courbe bien croissante, pour que l’équipe soit au top, là-dessus, avec la blessure de Nuno, on est un petit peu en retard. On a joué avec Max cette saison, mais l’entraîneur, en cours de saison, doit petit à petit définir son six majeur, son organisation, sa stratégie, avec les joueurs qui rentrent. Au niveau de cette préparation, aujourd’hui, on est en retard. C’est pour ça que je dis que Paris, qui a évolué avec la même équipe les derniers matchs, a un petit avantage. Mais une finale, c’est une finale…
 

Quelle sera la clé pour contrer Paris ?

Bien servir. Cela fait cliché de dire ça, mais il faut qu’on les mette en difficulté. Il faut être capable de tenir sur certains moments, avec de la tranquillité, de l’application, de la solidarité, pour faire face. On ne peut pas empêcher Paris de bien servir, on ne peut pas empêcher Paris de bien réceptionner. Mais on peut faire des choses pour les embêter, et ça démarre par le service.